24/10/2007

POUR NE PAS OUBLIER de Patrick Mallory...

quelques vers composés par  notre ami Patrick Mallory, déjà auteur de l'hymne des médaillés...

 

POUR NE PAS OUBLIER que sur les barricades

des enfants, des vieillards, en première avant garde

ont fait couler leur sang pour avoir un pays

et derrière un drapeau, enfin rester unis...

 

POUR NE PAS OUBLIER qu'en quatorze et en quarante,

les enfants de ces enfants ont redonné leur sang

pour défendre ce pays plongé dans la tourmente

et ont bombé le torse pour aller de l'avant...

 

POUR NE PAS OUBLIER qu'aujourd'hui nous sommes là

pour prendre la relève des aieux disparus;

ne prenons plus les armes mais donnons de la voix

ne disons jamais "que c'est déjà perdu"...

19:03 Écrit par SRPMDB dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/10/2007

BULLETIN D'ADHESION

Si vous souhaitez adhérer à la régionale du Tournaisis de l'association, il vous suffit de compléter le formulaire ci-joint et de le renvoyer au secrétaire Mr Jean-Marie Delmotte 327 rue Machin à 7531 Havinnes.

Pour s'affilier en qualité de membre effectif il faut être titulaire d'une décoration officielle.

Les personnes ne disposant pas de décorations officielles peuvent s'affilier en qualité de membre adhérent.

Pour tout renseignement particulier s'adresser à Mr Delmotte 00 32 69 548304 .

  Pour contact par Email:     MDBTournai@hotmail.com

L'affiliation à la société permet de participer aux réunions, aux manifestations patriotiques  et aux activités culturelles organisées; les membres reçoivent notre journal semestriel" La Lorgnette" et en fonction de leur ancienneté et de leur qualité au sein de la société reçoivent les décorations sociétaires.

 

 

SOCIÉTÉ ROYALE PHILANTHROPIQUE DESMÉDAILLÉS et DÉCORÉS DE BELGIQUEPOUR ACTES DE COURAGE, DE DEVOUEMENT ET D'HUMANITE

Sous le Haut Patronage de S.M. le Roi

et la Présidence d’honneur de M. le Bourgmestre de BruxellesASSOCIATION PATRIOTIQUE
sans but lucratif
Fondée à Bruxelles le  3 décembre 1865 Autorisation royale du  2 juillet 1883DOSSIER n°: ……/…/………/……  National:             .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .  Provinciale:                H A I N A U T   Régionale:                 du TOURNAISIS
B U L L E T I N   D' A D H E S I O N
présenté par (*) .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .CANDIDAT:Nom et prénoms: _______________________________________________________________________________________Lieu et date de naissance: ________________________________________________________________________________Profession: ______________________________________________Nationalité: ____________________________________Adresse: ________________________________________________Code Postal______Localité________________________N° de la Carte d'identité: ________________________________Tél.: _____/_______________GSM: ____/_______________

adresse Email : .....................@....................................

Antécédents patriotiques, philanthropiques, humanitaires ou de dévouementDistinctions officielles ou gouvernementales obtenues:N° de Brevets & dates

 (*) PARRAINS: Obligatoirement 2 parrains garants pour le candidat; Noms, prénoms et N°de membre.1. -___________________________________________________________________________________________________
2. -___________________________________________________________________________________________________

 J'affirme que la présente déclaration est sincère et véritable, que ma conduite est exemplaire et exempte de tout reproche.En foi de quoi, persiste et signe:A________________________le_______________________                                     Le Candidat: (signature + Nom et prénom]

ADMISSION: membre Effectif (E)

                                        Adhérent (A)                                        bienfaiteur                                        d'honneur

                Cotisation perçue le _______________________

    Visa Comités:
             Provincial:     Noms & signatures:Le trésorier!        Régional:
Le chancelier:
Le Président:
VISA NATIONAL:CACHETS:NB: Veuillez suivre avec précision les instructions reçues S.V.P

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Les décorations de l'Ordre de Léopold II

 


source : site de l'association de l'Ordre de Léopold 

 

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14/10/2007

LOI RELATIVE A L'OCTROI DES DISTINCTIONS HONORIFIQUES DANS LES ORDRES NATIONAUX

SERVICE PUBLIC FEDERAL AFFAIRES ETRANGERES, COMMERCE EXTERIEUR ET COOPERATION AU DEVELOPPEMENT

1er MAI 2006. - Loi relative à l'octroi de distinctions honorifiques dans les Ordres nationaux (1)



ALBERT II, Roi des Belges,
A tous, présents et à venir, Salut.
Les Chambres ont adopté et Nous sanctionnons ce qui suit :
Article 1er. La présente loi règle une matière visée à l'article 78 de la Constitution.
Art. 2. Pour l'application de la présente loi, on entend par Ordres nationaux :
- l'Ordre de Léopold, créé par la loi du 11 juillet 1832;
- l'Ordre de la Couronne, institué par les décrets des 15 octobre 1897 et 25 juin 1898;
- l'Ordre de Léopold II, créé par le décret du 24 août 1900.
Le classement hiérarchique des décorations composant les Ordres nationaux belges est repris à l'annexe de la présente loi.
Art. 3. Le Roi détermine les règles et la procédure pour l'octroi de distinctions honorifiques, ainsi que pour les octrois majeurs, et approuve les règlements.
Art. 4. Nul ne peut émarger à plus d'un règlement à la fois.
Les distinctions sont octroyées en fonction de l'occupation principale. Le cumul de situations n'entraîne pas le cumul de distinctions, à l'exception des décorations pour faits de guerre.
L'octroi d'une distinction dans les Ordres nationaux ne peut être considéré comme conférant une reconnaissance de certaines options, prises de position ou actions politiques.
Art. 5. § 1er. Les règlements prévoient que les distinctions dans les Ordres nationaux sont octroyées à intervalles réguliers déterminés en fonction de l'âge ou de la carrière.
§ 2. Cette règle vaut non seulement pour les octrois intéressant chaque Ordre considéré séparément, mais également pour l'ensemble hiérarchique sous lequel sont groupées les différentes classes de ces Ordres.
§ 3. Il peut être dérogé à la présente règle lorsque la personne concernée change de statut en raison d'un changement d'occupation principale.
Art. 6. § 1er. L'avis du ministre qui a les Affaires étrangères dans ses attributions est requis :
- pour toute proposition dérogeant aux principes visés dans la loi, aux règlements et tableaux d'octroi;
- pour toute proposition en l'absence de règlement ou, pour le secteur privé, d'octroi de distinctions à partir de la Croix de Commandeur de l'Ordre de Léopold II.
§ 2. Pour l'octroi de distinctions supérieures ou égales à celle de Commandeur, les propositions visées au § 1er, ayant recueilli un avis favorable du Ministre qui a les Affaires étrangères dans ses attributions, doivent également être soumises à l'approbation du Conseil des ministres, à l'exception des octrois majeurs visés à l'article 3.
§ 3. Toute proposition d'octroi du Grand Cordon de l'Ordre de Léopold ne ressortissant pas à la compétence exclusive du Ministre qui a les Affaires étrangères dans ses attributions, doit être soumise, après avis du Cabinet du Roi et avis favorable du ministre, à l'approbation du Conseil des Ministres, à l'exception des octrois majeurs visés à l'article 3.
§ 4. Si le Ministre qui a les Affaires étrangères dans ses attributions donne un avis négatif, le membre du gouvernement compétent peut demander l'arbitrage du Premier Ministre. Si ce dernier infirme l'avis précédent, la proposition, quel que soit le grade proposé, est soumise à l'approbation du Conseil des Ministres.
Art. 7. § 1er. Nul ne peut se voir attribuer une distinction égale ou inférieure à celle qu'il possède déjà dans la hiérarchie combinée des Ordres nationaux.
§ 2. Toutefois, lorsqu'il ne peut être envisagé de décerner une distinction supérieure, mais que la volonté de décorer la personne concernée subsiste, il peut être exceptionnellement dérogé à la règle prévue au § 1er moyennant le respect des conditions suivantes :
- l'accord préalable du Ministre qui a les Affaires étrangères dans ses attributions est requis, ainsi que, pour tout octroi égal ou supérieur au grade de commandeur, l'approbation préalable du Conseil des ministres;
- cette dérogation ne peut être utilisée qu'une seule fois pour la même personne;
- la personne concernée doit être âgée de 60 ans au moins;
- la distinction proposée ne peut être inférieure de plus de deux degrés, dans la hiérarchie combinée des Ordres nationaux, à la plus haute distinction que possède la personne concernée;
- la distinction octroyée par le biais de cette dérogation ne peut être inférieure à la Croix d'Officier de l'Ordre de Léopold.
Art. 8. Tout nouvel octroi dans les Ordres nationaux ne peut s'effectuer que dans le premier ou le second grade immédiatement supérieur dans la hiérarchie combinée des Ordres nationaux.
Il peut être dérogé à la présente règle lorsque la personne concernée change de règlement en raison d'un changement d'occupation principale et pour les octrois majeurs visés à l'article 3.
Art. 9. Le refus d'une distinction honorifique dans les Ordres nationaux par la personne concernée est irrévocable, et a pour effet que celle-ci ne peut plus être proposée à une nomination ou promotion dans ces Ordres.
Art. 10. Sont exclues les décorations à titre posthume en considération de l'exercice ordinaire et non dangereux d'une profession.
L'octroi à titre posthume d'une décoration ne peut être réalisé, à titre civil comme à titre militaire, qu'en raison de motifs de guerre ou lors de décès survenus dans l'accomplissement soit de tâches périlleuses au service du Pays, soit d'actes de courage et de dévouement envers le prochain.
Sans préjudice de l'alinéa précédent, le Roi peut, après approbation du Conseil des Ministres, décorer à titre posthume une personne dont les mérites sont exceptionnels, et dont le décès surviendrait après soumission de la proposition d'octroi au Conseil des Ministres.
Art. 11. § 1er. Les personnes faisant l'objet d'une procédure judiciaire en matière pénale - information ou instruction - ou disciplinaire ne sont pas proposées pour une distinction dans les Ordres nationaux avant l'issue de cette procédure.
Les services publics ne sont pas tenus de procéder à des investigations systématiques pour vérifier ce fait.
Si toutefois ils venaient à en avoir connaissance, ils sont tenus de s'abstenir provisoirement de toute nouvelle initiative.
Ils doivent néanmoins vérifier l'absence de condamnation.
§ 2. En cas de classement sans suite, non-lieu, acquittement ou absence de sanction disciplinaire, la proposition d'octroi est introduite ou réintroduite avec la même prise de rang que celle initialement prévue et le temps pendant lequel la proposition a dû être suspendue peut être pris en considération dans le calcul de l'ancienneté requise pour un octroi ultérieur éventuel.
§ 3. En cas de condamnation ou de sanction disciplinaire, il appartient au service public compétent de reconsidérer l'opportunité de la proposition d'octroi, en fonction de la gravité de la condamnation ou de la sanction disciplinaire.
En tout état de cause, la proposition d'octroi est abandonnée en cas de condamnation assortie d'une destitution des distinctions honorifiques ou d'une interdiction de les porter ou en cas de condamnation à une peine correctionnelle principale d'un an ou à une peine plus lourde.
Art. 12. Les propositions d'octroi de distinctions aux mandataires publics élus, à quelque niveau de pouvoir que ce soit, ne sont soumises au Roi qu'après avoir été dûment contrôlées par le service public responsable.
Art. 13. § 1er. Le contingent est une limitation du nombre d'octrois de distinctions honorifiques, qui s'applique à :
- toute proposition dérogeant aux principes visés dans la loi, aux règlements et tableaux d'octroi;
- toute proposition en l'absence de règlement ou pour le secteur privé.
§ 2. Le Conseil des Ministres approuve le contingent attribué à chaque service public fédéral et à chaque ministère pour les grades d'Officier et de Chevalier.
Toute modification à ce contingent doit être approuvée par le Conseil des Ministres.
§ 3. Pour les grades de Grand Cordon, Grand-Croix, Grand Officier et Commandeur, le contingent est de 60 pour la totalité des services publics fédéraux et ministères, et de 15 en ce qui concerne les octrois majeurs visés à l'article 3.
§ 4. Le contingent est annuel. Un reliquat éventuel ne peut être reporté à l'année suivante.
§ 5. Les Palmes, les Médailles, ainsi que les décorations octroyées aux personnes de nationalité étrangère, ne sont pas soumises à contingentement.
Art. 14. Les dates des mouvements annuels sont le 8 avril et le 15 novembre, et, le cas échéant, le 21 juillet.
La règle contenue au premier alinéa ne s'applique pas aux octrois relatifs aux parlementaires et aux membres des gouvernements
Art. 15. § 1er. Toute dérogation à la règle visée à l'article 14 doit être spécialement motivée dans la proposition.
§ 2. Des octrois collectifs spéciaux, c'est-à-dire réalisés en dehors des mouvements habituels, peuvent avoir lieu à l'occasion d'anniversaires d'institutions pour autant :
- qu'il s'agisse d'institutions jouissant d'une excellente réputation et dont l'utilité pour la collectivité est largement reconnue et appréciée;
- qu'il s'agisse d'honorer des activités atteignant 50 années ou un multiple de ce nombre ou qu'il s'agisse d'honorer les fondateurs, principaux dirigeants et collaborateurs à l'occasion du 25e anniversaire de telles institutions, pour autant que les intéressés aient servi l'institution concernée pendant 20 ans au moins;
- que cela ne constitue pas pour les intéressés un privilège sous le rapport des titres, lesquels doivent donc répondre aux exigences réglementaires ordinaires à cet égard.
Art. 16. La décoration peut être portée dès signature par le Roi de l'arrêté d'octroi.
Art. 17. § 1er. Chaque arrêté de nomination ou de promotion dans les Ordres nationaux est publié par extraits au Moniteur belge en reprenant les données suivantes :
- le nom de l'Ordre;
- le nom et la qualité des bénéficiaires, par classe de distinction et dans l'ordre alphabétique;
- la date de prise de rang.
§ 2. En dérogation à la règle visée au § 1er, les arrêtés de nomination ou de promotion dans les Ordres nationaux relatifs à des personnes de nationalité étrangère, ne font pas l'objet d'une publication au Moniteur belge.
Art. 18. Les principes généraux visés dans la présente loi valent également pour les étrangers qui peuvent faire valoir des mérites particuliers et exceptionnels à l'égard de la Belgique, sans préjudice des articles 13, § 5, et 17, § 2.
Promulguons la présente loi, ordonnons qu'elle soit revêtue du sceau de l'Etat et publiée par le Moniteur belge.
Donné à Bruxelles, le 1er mai 2006.
ALBERT
Par le Roi :
Le Ministre des Affaires étrangères,
K. DE GUCHT
Scellé du sceau de l'Etat :
La Ministre de la Justice,
Mme L. ONKELINX
_______
Notes
(1) Session 2005-2006.
Chambre des représentants.
Documents parlementaires. - Projet de loi, n° 51 - 2127/1. - Annexe, n° 51 - 2127/2. - Erratum, n° 51 - 2127/3. - Amendements, n° 51 - 2127/4. - Texte adopté par la commission, n° 51 - 2127/5. - Texte adopté en séance plénière et transmis au Sénat, n° 51 - 2127/6.
Annales parlementaires. - Discussion et adoption. Séance du 16 mars 2006.
Sénat.
Documents parlementaires.- Projet transmis par la Chambre des représentants, n° 3 -1625/1. - Projet non évoqué par le Sénat.

Annexe visée à l'article 2
DISPOSITION HIERARCHIQUE DES CLASSES
COMPOSANT LES ORDRES NATIONAUX BELGES
Grand cordon de l'Ordre de Léopold (*)
Grand-croix de l'Ordre de la Couronne (*)
Grand-croix de l'Ordre de Léopold II (*)
Grand officier de l'Ordre de Léopold
Grand officier de l'Ordre de la Couronne
Grand officier de l'Ordre de Léopold II
Commandeur de l'Ordre de Léopold
Commandeur de l'Ordre de la Couronne
Commandeur de l'Ordre de Léopold II
Officier de l'Ordre de Léopold
Officier de l'Ordre de la Couronne
Officier de l'Ordre de Léopold II
Chevalier de l'Ordre de Léopold
Chevalier de l'Ordre de la Couronne
Chevalier de l'Ordre de Léopold II
Palmes d'or de l'Ordre de la Couronne
Palmes d'argent de l'Ordre de la Couronne
Médaille d'or de l'Ordre de la Couronne
Médaille d'or de l'Ordre de Léopold II
Médaille d'argent de l'Ordre de la Couronne
Médaille d'argent de l'Ordre de Léopold II
Médaille de bronze de l'Ordre de la Couronne
Médaille de bronze de l'Ordre de Léopold II
(*) Les appellations de grand cordon et de grand-croix sont ici employées par respect du texte des actes d'institution des ordres cités. Contrairement à une supposition parfois constatée, le terme de grand cordon ne désigne pas par lui-même un rang supérieur à celui de grand-croix, l'une et l'autre de ces expressions s'appliquent à la première classe de l'ordre pour lequel il en est fait usage. C'est donc pure affaire de style que cette différence de dénomination de cette classe.


debut  

Publié le : 2006-10-24

17:48 Écrit par SRPMDB dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LA LETTRE DE GUY MOQUET

Guy Môquet est arrêté à seize ans le 15 octobre 1940 au métro Gare de l'Est par trois policiers français dans le cadre du décret-loi Daladier du 26 septembre 1939 interdisant la propagande communiste. Passé à tabac pour qu'il révèle les noms des amis de son père[7], et emprisonné à Fresnes, puis à Clairvaux, il est ensuite transféré – malgré son acquittement – au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique), où étaient détenus d'autres militants communistes généralement arrêtés entre septembre 1939 et octobre 1940. Il est à la baraque 10, la baraque des jeunes où il se lie d'amitié avec Roger Sémat et Rino Scolari. Ce dernier, un peu plus âgé que lui, deviendra un des responsables FFI au moment de la Libération de Paris[8].

Le 20 octobre 1941, Karl Hotz, commandant des troupes d'occupation de la Loire-Inférieure, est exécuté à Nantes par trois jeunes communistes. Le ministre de l'Intérieur du gouvernement de collaboration de Pétain, Pierre Pucheu, sélectionne des otages communistes « pour éviter de laisser fusiller cinquante bons Français » : dix-huit emprisonnés à Nantes, vingt-sept à Châteaubriant et cinq Nantais emprisonnés à Paris.

Deux jours plus tard, neuf poteaux sont dressés à la Sablière, vaste carrière à la sortie de Châteaubriant. En trois groupes, les vingt-sept otages s'y appuient, refusent qu'on leur bande les yeux et donnent leur vie en s'écriant « vive la France ! ». Guy Môquet est le plus jeune. Il a un évanouissement mais il est fusillé dans cet état[9]. Il est abattu à 16 heures. Avant d'être fusillé, il avait écrit une lettre à ses parents.

 

 "Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d'enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime"

17:25 Écrit par SRPMDB dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/10/2007

LE CHANT DES PARTISANS

 

 Médaille de la résistance

 

 

Le "Chant des Partisans" en deuil

Anna Marly, la compositrice nous a quitté

 

Anna Marly, la compositrice Française de la musique du "Chant des Partisans", hymne de la Résistance pendant la seconde Guerre mondiale, est décédée mercredi 15 février 2006 à Lazy Mountain en Alaska à l'âge de 88 ans où elle résidait.

Anna Marly, chanteuse et guitariste d'origine russe est née le 30 octobre 1917 en Russie à Saint-Pétersbourg, elle avait composé en 1942 la musique du "Chant des Partisans" , dont les paroles françaises ont été écrites en 1943 à Londres par Joseph Kessel et Maurice Druon. Sifflé comme indicatif de l'émission de la radio britannique BBC "Honneur et Patrie", puis comme signe de reconnaissance dans les maquis, le "Chant des Partisans" était devenu un succès mondial et Anna Marly l'a chanté dans le monde entier. Née en Russie le 30 octobre 1917, pendant la Révolution, lors de laquelle son père fut fusillé, Anna Betoulinski quitte la Russie pour la France au début des années vingt avec sa mère, d'origine grecque. Dix ans plus tard, elle prend le nom d'Anna Marly (patronyme trouvé dans l'annuaire) pour danser dans les Ballets russes avant d'entamer une carrière de chanteuse dans les grands cabarets parisiens. Mariée à La Haye en 1938 avec un diplomate néerlandais, Anna Marly va connaître un nouvel exode en mai 1940 qui la mène, via l'Espagne et le Portugal, à Londres en 1941 où elle s'engage comme cantinière au quartier général des Forces Françaises libres de Carlton Garden. C'est là qu'elle composera , à la guitare, son "Chant des Partisans" aux côtés de l'écrivain Maurice DRUON et du journaliste et romancier, Joseph KESSEL.

Le texte original d'Anna Marly était écrit en Russe en honneur des Partisans Russes et Partisans des pays occupés par les troupes nazies. Le texte russe a ensuite été traduit par la fille de l'Ambassadeur de l'Union Soviétique en place à Londres pendant la guerre.

Aujourd'hui, 63 ans plus tard, les générations des 20-30 se réapproprient, sur un rythme au goût du jour, sans pour autant en changer un seul mot, dans un combat contre la xénophobie... Ce n'est pas un hasard : "ami, entends-tu ..." est un chant de fraternité, de combat contre les forces obscurantistes, un appel intemporel à résister.

 

Ami entends-tu le vol noir des corbeaux Sur nos plaines,

Ami entends-tu Les cris sourds du pays Qu'on enchaîne,

Ohé Partisans, Ouvriers et Paysans. C'est l'alarme !

Ce soir l'ennemi Connaîtra le prix du sang Et des larmes...

 

Montez de la mine, Descendez des collines, Camarades.

Sortez de la paille Les fusils, la mitraille, Les grenades.

Ohé ! Les tueurs A la balle et au couteau, Tuez vite !

Ohé saboteurs, Attention à ton fardeau... Dynamite....

 

C'est nous qui brisons Les barreaux Des prisons Pour nos frères.

La haine à nos trousses Et la faim qui nous pousse, La misère.

Il y a des pays Où les gens au creux des lits font des rêves.

Ici, nous vois-tu, Nous on marche et on tue, Nous on crève...

 

Ici, chacun sait Ce qu'il veut, ce qu'il fait Quand il passe.

Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre A ta place.

Demain, du sang noir Sèchera au grand soleil Sur les routes.

Chantez, compagnons dans la nuit, la liberté nous écoute...

 

Ami, entends-tu Les cris sourds du pays qu'on Enchaîne !

Ami, entends-tu Le vol noir des corbeaux sur nos Plaines !....

 

Oh, Oh, Oh,Oh Oh..........

   

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