24/04/2008

L'association nationale italienne des décorés ANIOC

Grâce au Comte Paolo Vandelli Bulgarelli di Marsciano, membre de la SRPMDB,  nous avons pu être mis en contact avec  l "Associazione Nazionale Insigniti Onorificenze Cavalleresche" , notre société soeur en Italie, dont le secrétaire général est l'avocat Comte Maurizio Monzani.
Nous espérons pouvoir développer des liens de coopération et d'amitié avec cette association et vous tiendrons au courant du suivi.
Nous vous joignons ci-dessous les liens qui vous permettront d'ores et déjà de visiter les sites relatifs aux activités de nos amis italiens. 
 

http://www.anioc-milano.com/

 

http://www.anioc-milano.com/dame_e_cavalieri.htm

http://www.aniocmodena.it/eventi.html 

http://www.anioc-milano.com/primavera_uscita.htm 

http://diocesi.riviera24.it/articoli/2007/11/02/31854/san...

http://www.fortunatogaltieri.it/messa2003.htm 

http://www.fortunatogaltieri.it/messa2000.htm 

 http://www.anioc-milano.com/secondo_gran_gala_2003.htm

 

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20/04/2008

Le Président de la régionale du Tournaisis des Médaillés à Rome

En déplacement à Rome, le Président de la régionale du Tournaisis des Médaillés, Mr le commissaire Masy , accompagné de Mrs Pochart, Buscemi, Boisdenghien et Bulion , ne put s'empêcher de poser devant le colisée en compagnie de collègues italiens...

Photo 132

 et devant la fontaine de Trévi...

Photo 101

photo JP Pochart 

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Assemblée générale de la régionale de Kortrijk 20/04/2008

Ce dimanche 20  avril 2008 se déroulait à Heule ( Courtrai )  l'assemblée générale de la régionale de Kortrijk dont le président est notre Président National, Mr Germain Coelembier.

La régionale du Tournaisis y était représentée par Mrs Masy,  Delmotte et Pochart.

Une messe au cours de laquelle fut béni un nouveau drapeau précéda le dépôt de gerbes au monument aux morts effectué par le Bourgmestre de Courtrai et ancien ministre, Mr Stéphan Declercq , en compagnie du Président National Coelembier.

De trés nombreuses délégations des associations patriotiques étaient présentes, ainsi que de nombreux membres du comité national de la Société des Médaillés dont entre autres, Melle de Schenkel, Mrs Capouillez, Sonvil, Misson  et Gérard.

L'assemblée générale, à l'occasion de laquelle furent remises les distinctions sociétaires, fut suivie du traditionnel banquet. 

 

(photos JP Pochart ) 

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 la délégation tournaisiennne arrive à Heule

 

Photo 179

Mr Rudy Maes ( en uniforme de la Force Aérienne ) 

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Mr Gérard , Président de la régionale de Namur

 

 Photo 181

Mr Norbert Sonvil en tenue de chevalier de l'Ordre  souverain et militaire du temple de Jérusalem

Photo 182

 le toujours très dynamique Président Coelembier

 Photo 183

 la délégation tournaisienne ( Mrs Pochart, Delmottte et Masy )

 Photo 186

 Mrs Gérard et Capouillez

Photo 187

 l'arrivée des drapeaux

Photo 184

 Photo 188

 

Photo 189

 le nouveau drapeau

 

Photo 185

Photo 190
le nouveau drapeau avec ses parrain et marraine, et le porte drapeau Rudy Maes

Photo 191

 la bénédiction du drapeau

Photo 194

 le Président Coelembier avec le Bourgmestre de Courtrai et ancien Ministre de la justice, Mr St. Declercq

Photo 195

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14/04/2008

René Pitot mis à l'honneur

René Pitot, le sympathique conservateur du Musée Royal d'Armes et d'Histoire militaire qui nous a accueilli à plusieurs reprises ( voy. notamment notre article sur l'AG du 06/11/04 et celui sur l'inauguration de la vitrine consacrée à Mme Tilly ) vient d'être mis à l'honneur par la Ville de Tournai

Le Conseil Communal a célébré le 30ème anniversaire de Monsieur René Pitot à la tête de la destinée du Musée Royal d’Armes et d’Histoire militaire. Passionné par les armes sur le plan historique, René Pitot a joué un rôle prépondérant dans l’évolution de ce musée, très rare dans notre pays. Nommé conservateur à titre bénévole en 1977, il a assuré le transfert indispensable des collections de la Tour Henri VIII vers l’actuel musée, situé rue Roch Saint-Nicaise et inauguré en septembre 2000. Sans sa bienveillance et ses connaissances scientifiques, une grande partie des collections aurait été perdue.

René Pitot a incontestablement permis à ce musée de se développer grâce aux relations qu’il a tissées durant ces années. De nombreux dons et legs ont été effectués à ce musée qui fait la part belle aux armes anciennes et à l’histoire militaire.

Parmi les salles qui le composent, celle consacrée à la Résistance tournaisienne suscite l’émotion chez le visiteur. Au rez-de-chaussée du bâtiment, on ne peut ignorer les salles de la dynastie belge et du Premier Empire français. L’espace consacré à la Marine est remarquable, tout comme est exceptionnel celui traitant de la Légion étrangère. Le Musée d’Armes et d’Histoire militaire est aussi un endroit de mémoire pour nos associations patriotiques qui y lèguent leurs drapeaux.

Pour son dévouement et ses compétences, la Ville de Tournai tient à mettre à l’honneur René Pitot en lui octroyant la médaille Fleur de Lys.

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Lors d'une visite de novembre 2004, René Pitot donne une profusion de détails sur les pistolets de la vitrine à notre regretté président Yvon Callaert.

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Patiemment, notre Conservateur explique, détaille le contenu des vitrines, fruit d'un remarquable travail de recherches et de coordination .

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"Son" lancier : une présence, dont il est particulièrement fier et très remarquable, à l'entrée du musée : encore une réussite de René et de toute son équipe.

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La visite du musée vient de se terminer ; nous quittons notre ami et érudit René PITOT, la tête pleine de nouveaux détails que  la plupart d'entre nous ignoraient.

Photos : J. De Ceuninck-"La Lorgnette"

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13/04/2008

L'abbe Dropsy, grande figure de la résistance

 
tout le monde connait la rue Abbé Dropsy à Kain; toutefois un demi siècle après , combien se souviennent  encore de son attitude héroïque  ? 

 

Georges Dropsy
commandant du Refuge A 30 de l’Armée Secrète
Né le 20 février 1898, à Boutonville, hameau de Baileux en Thiérache, Georges Dropsy eut tôt fait de manifester plus d’un trait de sa belle intelligence. De son père, ébéniste, il a su garder une âme artiste, un peu bohème qui savait toujours s’élever au-dessus des contingences matérielles. Il devint professeur de sciences au collège d’Ath, puis au collège de Notre-Dame de la Tombe à Kain.
1940 le vit tenir le collège debout, développer tout un réseau de résistance dans le Tournaisis et devenir le commandant du Refuge A 30 de l’Armée Secrète qu’il avait fondé. Il ne tarda pas à se dévouer tant et plus à la presse clandestine en collaborant au «Vigilant». Puis, il prit le maquis, devint «Mon Oncle» et porta aux ennemis des coups dont on réalisa après seulement la terrible efficacité. Au sein du Service PAT (récupération et renvoi des aviateurs en détresse), sa résistance lui valut de nombreuses distinctions honorifiques. Il fut même promu colonel honoraire de l’armée britannique pour services rendus aux soldats anglais. La rue du collège de Kain porte actuellement son nom.

Les activités de ce Résistant émérite nous furent évoquées par le Chanoine Edouard Delmée, 
alors directeur du collège de Kain.

Atteint par l’ordonnance de l’Armée, je partis le 15 mai avec les jeunes gens à Toulouse. Le collège fut alors dirigé par Georges Dropsy qui était le plus ancien professeur. Celui-ci était un grand patriote. Déjà lors de la première guerre mondiale, étant à Chimay, il avait rempli des missions d’espionnage. Son civisme était une seconde nature. D’ailleurs au collège pendant tous les événements qui précédèrent l’invasion, ses élèves apprirent beaucoup sur le conflit de 1914-18 et sur la poussée du nazisme.
A mon retour de France, il me raconta ce qui s’était passé à l’arrivée des Allemands et notamment, lors du bombardement de Tournai. Les nazis avaient atteint la rive de l’Escaut à Kain sous le feu nourri des Anglais. Les envahisseurs étaient arrivés au collège et, vu l’efficacité du tir, ils avaient cru que l’abbé Dropsy renseignait les Alliés par radio. En fait, je ne crois pas qu’il l’ait fait, mais je sais qu’il eut des paroles très vives avec ses interlocuteurs. Son naturel rejaillissait et il parvenait à peine à se contenir.

Robert Lelong

Conscient de ses responsabilités et alors que les autres professeurs étaient sur les routes de France, il resta seul préservant ainsi la maison du pillage. Le 10 juin, le collège rouvrit ses portes aux élèves revenus d’évacuation. L’un après l’autre, les enseignants rentrèrent et l’abbé Dropsy put ainsi terminer l’année scolaire avec un corps professoral presque au complet. Il fallut attendre début août pour me voir rentrer ainsi que l’abbé Roose emmené captif en Allemagne.
Je repris donc la direction de l’établissement. Nous fûmes obligés de limiter le nombre d’internes qui tomba de 201 à 98. A diverses reprises au cours de l’année scolaire 40-41, nous eûmes la visite d’Allemands à la recherche d’un logement, mais à la vue des bâtiments sinistrés, conséquence des bombardements, ils n’insistèrent pas.
Début novembre 1941, j’eus la désagréable surprise de voir l’abbé Dropsy ramené sur une civière. Il devait porter un message à un endroit précis que j’ignore et il était parti en vélo. Il s’était blessé en tombant de sa machine. Il avait été recueilli dans un café de la chaussée de Bruxelles à Tournai. Dans un état semi-comateux, il divagua et fit allusion au message. Heureusement pour lui, le tenancier qui avait la sinistre réputation d’être rexiste n’a pas réalisé et le fit transporter au collège... Une fois de plus, la chance l’avait favorisé.
Le lendemain avant-midi, on m’appela au parloir où m’attendait un homme jeune qui me demanda instamment à voir l’abbé Dropsy. Malgré mes réticences vu son état, je le fis monter dans sa chambre.
Quelques jours après en me rendant à Tournai, j’eus mon attention attirée par un portrait figurant sur une affiche. Je reconnus mon visiteur : c’était Robert Lelong. Ma tension nerveuse devint insoutenable. Je pensais que presque certainement mon collègue Dropsy avait été mêlé à l’affaire du notaire Gérard de Tournai qui avait été abattu. Je ne sais pas dans quelle mesure cela le concernait, mais qu’importe... L’abbé Dropsy me demanda alors de rencontrer l’abbé Vandeputte pour lui remettre le message dont j’ai fait allusion plus haut et qui revêtait pour lui une très grande importance.
Le 22 juin 1942, l’abbé Dropsy dut, à un concours heureux de circonstances, de n’être pas arrêté lors d’une réunion à Mons avec tous les chefs du groupe auquel il appartenait. On s’attendit alors tous les jours à la visite de la Gestapo au collège. Comment en était-on arrivé à cette situation ?

 

Je savais que l’abbé avait des relations avec des personnes appartenant à la Légion Belge. Un bénédictin de Maredsous le rencontrait notamment au collège. Le hasard voulut donc que Dropsy rata, ce jour-là, son train pour Mons. Il évita ainsi une arrestation certaine. Il me confia ce fait et je lui dis : «Ils ont certainement ton nom puisque tout le groupe a été pris. - Je n’en suis pas encore sûr, me répondit-il. Je saurai cela dans peu de temps par un correspondant de Suisse». Je ne connaissais bien sûr pas les ramifications de son réseau... J’ajoutai cependant qu’il n’était pas prudent de rester à Kain. Il voulut quand même assumer la fin de l’année scolaire jusqu’au 27 juillet, mais il logea chez Deweweire, plus tard devenu bourgmestre de Kain. Il prit alors ses vacances.

Perquisition

Moi-même, je partis en retraite et à peine avais-je quitté les lieux d’une heure que deux agents de la gestapo s’amenèrent au collège demandant à voir l’abbé Dropsy. Le concierge Victor Wallez leur répondit qu’il n’était pas dans la maison. Sur ce, ils exigèrent qu’on les conduisit à sa chambre. Ils fracturèrent la porte et fouillèrent consciencieusement pendant deux heures ses papiers, heureusement sans résultat. Pour tout butin, ils emportèrent quelques journaux clandestins et laissèrent pour l’intéressé l’ordre de se rendre au siège de la Gestapo à Charleroi avant le 3 août 1942. L’économe de l’époque, l’abbé De Pauw avait été chargé de guider les Allemands dans sa chambre. Là, ils durent affronter un fouilis invraisemblable. Il n’est d’ailleurs pas étonnant qu’ils ne trouvèrent rien de compromettant. A cette époque, l’abbé Dropsy étudiait un champignon vivant dans la bière. Les visiteurs s’inquiétèrent donc de la présence de tubes de recherches. Gardant son sang-froid, notre économe leur précisa qu’il faisait des études sur le choléra ! Leur réaction fut immédiate : on ne les revit plus.
Je reçus un coup de téléphone du collège me narrant cet incident et me demandant d’atteindre l’abbé pour l’avertir. Sachant qu’il était dans le pays de Charleroi, je lui envoyais une lettre expresse.
Je rentrai le 2 août et je le trouvai occupé à récupérer tout ce qu’il avait de plus précieux et ce, la veille du jour où il était convoqué à la gestapo. Vu la gravité des événements, une seule attitude pour lui : disparaître au plus tôt et prendre la clandestinité. Comme je n’étais pas parvenu à le convaincre, je m’étais rendu chez Monseigneur Delmotte, évêque de Tournai, lui demandant de l’inciter à se cacher. Celui-ci intervint et l’abbé Dropsy obtempéra. A partir de ce moment, je fus très inquiet. Je m’attendais à tout moment à une visite de ces messieurs de la GFP.
Un jour, l’abbé Bracaval vint me voir. Il était alors directeur de l’Institut Saint-Joseph à La Louvière. Je m’étonnai un peu de sa visite. Il me demanda à rencontrer Georges Dropsy. Je l’envoyai chez Roger Fourez, rue Guillaume Charlier à Tournai. Lui savait sans doute où le joindre. Il m’expliqua également qu’il était en relation avec une personne d’un service allemand à Mons. Elle venait de lui faire savoir que la Gestapo était au courant de tous les déplacements de Dropsy ainsi que ceux de ses collaborateurs. Les nazis attendaient le moment propice pour les arrêter tous ensemble. J’appris plus tard que Dropsy se cachait dans une maison isolée à Blandain, habitée par Simone Ghisdal, dite «Ma Tante».

Aviateurs américains

Le 9 octobre 1942, à 10 h. 40, en sortant de la chapelle, j’entendis un vrombissement d’avion et un bombardement dans le lointain. Je sortis du collège et j’aperçus à quelques 5.000 mètres d’altitude, des escadrilles de bombardiers américains comprenant chacune une dizaine d’appareils. A un certain moment, je les vis attaquer par un chasseur allemand. Bientôt, les mitrailleuses crépitèrent. Un bombardier fut touché et commença à descendre. A ce moment, trois aviateurs se jetèrent en parachute.
J’appris le lendemain que l’appareil s’était abattu à Mouchin et que quatre aviateurs étaient sains et saufs. Un second bombardier fut atteint. De nouveau, deux aviateurs sautèrent ; un troisième, d’après ce que l’on racontait, sauta à deux cents mètres du sol et serait tombé à Néchin à côté de son appareil. Les deux premiers, poussés par le vent, atterrirent sur le territoire de Kain. Aussitôt, ce fut une course folle de la population qui désirait voir et aider les rescapés. Quand la gendarmerie allemande arriva sur les lieux quelques minutes plus tard, elle ne trouva plus que des parachutes. Personne évidemment n’avait vu les aviateurs. L’après-midi, l’un d’eux fut retrouvé sur dénonciation. Quant au second, on raconta qu’il s’était sauvé à bicyclette et que l’abbé Dropsy ne fut pas étranger à ce sauvetage. Il était donc resté dans la région. 

L’abbé Dropsy était parfaitement au courant de ce qui s’était passé. Voici la note qu’il envoya à G.98 (alias Clovis ou docteur Delcoigne) :
«Je vous adresse sous même pli une note en anglais afin de récupérer éventuellement les membres de l’équipage du bombardier en difficulté hier matin 9 courant au-dessus de Rumes ou environs Sud; j’en ai déjà deux membres en ma possession... En cas de besoin, convoquez-moi sous le style convenu.
C.T. 14 (Dropsy)»
Dear Sir,
October l0th 1942
We are endeavouring to recover the crew of the •Flying Fortress» n° 124.510, of the 367th Squadron of the USA Air Force.
We have safe of this machine :
the Engineer Erwin D. Wissenback 
the Navigator William Gise.
Thus, you, Mrs Tom W. Dynan, radio-operator
John W. Olson, pilot Truman C. Wilder
Joe N. Gates, co-pilot Bert E. Kaylor, gunner
A.W. Lachasse Nickelson, gunner
You may take confidence with us and follow the tarrier of this paper, whe is in charge to bring you into safeness.
You will be convoyed surely to England by our services.
The Chief of the Recovering System for Allied Flyers in Belgium, 
(s) Dr Waterzucht.

[ Traduction : nous tentons de récupérer l’équipage de la forteresse volante... Nous avons sauvé de cet avion... Vous pouvez nous contacter en toute sécurité et suivre te porteur de ce document qui est chargé de vous mettre en sûreté. Vous serez certainement rapatrié en Angleterre par nos services.
Le chef des recherches pour avions alliés en Belgique ]

Otages

Cet aviateur s’était caché dans une maison de la rue du Nord à Kain centre. De là, il suivit une filière d’évasion et je pense qu’il regagna l’Angleterre.
Le jeudi 15 octobre, à 5 h. 40, coup de sonnette. Police. Je dus descendre. Je me retrouvai face à face avec des gendarmes allemands. Ils venaient arrêter l’abbé Dropsy (absent), moi-même, ainsi que Roose et Sioen, ces derniers étaient professeurs de langues modernes. Or, «on» avait vu un abbé qui était arrivé un des premiers auprès du parachuté et lui parler. Les Allemands avaient tout de suite pensé qu’il ne pouvait s’agir que d’enseignants parlant l’anglais.
A 6 h. 40, nous sortîmes et allâmes attendre les autres otages aux Quatre Bras près de la chapelle de la Tombe. Ce ne fut qu’à huit heures qu’on nous chargea sur une camionnette. Nous fûmes emmenés à la Visitation, boulevard Léopold à Tournai, transformée en maison pour otages. Nous étions seize :
BERLEMONT Julien, conducteur de tram, rue des Ecoles; CARBONNELLE Albert, distillateur et ancien bourgmestre, Chaussée d’Audenarde ; CORROYER Marcel, couvreur, place Kain-Centre ; DALLE Eugène, religieux barnabite, rue du Saulchoir ; DEBLATON Léopod, imprimeur, avenue d’Audenarde ; de BOMMERSONNE Eugène, curé de N.-D. de la Tombe ; DELMEE Edouard, directeur du Collège N.-D. de la Tombe ; DIODORE Alexis, ajusteur aux Chemins de fer, rue du Crampon ; FONTAINE César, machiniste retraité, rue des Ecoles ; HANOT Léon, contrôleur au ravitaillement, adjudant colonial, rue d’Omerie ; LEMAIRE Jules, garde-champêtre, rue des Ecoles ; MAHIEU Louis, bourgmestre en fonction ( complètement blanchi par le Conseil de Guerre de Mons et réintégré dans son mandat de conseiller communal qu'il détenait au moment de l'invasion allemande en 1940 ) 54, rue Albert à Kain ; ROOSE Raphaël, professeur au Collège N.-D. de la Tombe ; SENEPART Omer, instituteur, rue des Ecoles ; SIOEN Joseph, professeur au Collège N.-D. de la Tombe ; VIRELY René, chef de culture à la ferme «Jaco» Deweweire. Le père DESMET, religieux barnabite, vicaire à Kain-Centre, arrêté le lendemain, vint nous rejoindre à Huy. Nous étions donc 17 au total.

A notre arrivée, l’adjudant Alfred nous donna lecture du règlement. Nous lui remîmes notre argent, les rasoirs, etc... ainsi que le tabac. Tout devait, paraît-il nous être rendu à la sortie. Nous fûmes alors conduits dans une salle, dite salle des assemblées dédiée à Saint-Augustin portant l’inscription : «A la douceur cordiale... » Nous y restâmes quatre jours. A 11 heures, visite du commandant de place avec un interprète qui nous donna lecture de l’affiche qui fut placardée à Kain et environs :

(Texte de l’affiche)
«Le 9 octobre, deux aviateurs américains se sont élancés d’un appareil abattu et ont atterri en parachute sur le territoire de la commune de Kain. L’un fut fait prisonnier par la Feldgendarmerie, l’autre s’est enfui. Il a été constaté que l’aviateur en fuite est resté pendant un certain temps en compagnie de 60 à 80 personnes, s’est entretenu avec celles-ci et s’est ensuite éloigné avec quelques civils. Il est ainsi prouvé que la fuite de cet aviateur a été favorisée par des habitants de la commune de Kain, bien que l’aide et la protection accordées à des membres d’une armée ennemie entraîne l’application de la peine de mort.
En conséquence, les dispositions suivantes sont décrétées :
1) 20 habitants de la commune de Kain seront arrêtés et déportés. 
2) Si l’aviateur américain en fuite n’est pas arrêté pour le 31 octobre 1942, la commune de Kain sera punie d’une amende de 100.000 F.
Il est fait remarquer que les renseignements permettant l’arrestation de cet aviateur seront récompensés par la remise d’une somme d’argent de 500 RM au maximum ou par la libération d’un proche parent actuellement prisonnier de guerre.
Tournai, le 14 octobre 1942
Kommandantur de Tournai 
(s) Schicker
Major et Commandant»
Départ pour Huy

L’interprète ajouta qu’il savait que l’un de nous était particulièrement coupable. Il s’agissait de Virely, le chef de culture de chez Deweweire. Il avait à réfléchir. Il précisa en outre que nous partirions le lendemain pour une destination inconnue. A midi, nous reçûmes notre premier dîner de prisonnier : soupe aux choux et ragoût de betteraves. On nous annonça à 17 heures notre passage devant le major pour interrogatoire. Le vendredi, les premiers colis arrivèrent. L’interprète nous signala alors que puisque nous étions innocents, notre détention n’allait pas durer. Le retard apporté à notre départ nous insuffla de l’optimisme. Nous dûmes vite déchanter...
Le dimanche soir, Alfred nous prévint que nous partirions le lendemain matin pour un séjour dans un château entre Bruxelles et Louvain. Effectivement, le lundi, on nous fit lever à 4 h. 30. A 6 heures, nous fûmes transportés en camion à la gare de Tournai pour prendre le train de Bruxelles à 6 h. 30. Finalement, nous arrivâmes à 16 h. 30... à Huy. Le chef de gare pour nous consoler, nous annonça que de la forteresse, nous aurions un magnifique panorama sur la vallée de la Meuse. Dès notre arrivée, nous fûmes reçus par quatre confrères d’un groupe d’otages de Charleroi, les abbés Waterloos, Paternôtre, Maes (ex-condamné à mort de la guerre 14-18) et Ranchon.En fait, tout cela ne fut pas très gai.
Pendant que nous étions à la forteresse, le 28 octobre, la gestapo vint de nouveau au collège. Vu que nous étions partis, les agents n’insistèrent pas, mais malgré tout, ils étaient toujours à la recherche de l’abbé Dropsy. Ce fut d’ailleurs ce matin-là que Deweweire et le groupe de l’A.S. de Kain furent arrêtés.
L’abbé Sironval prit la direction du collège, aidé pour le cours de flamand et d’anglais par le père oblat de Velaines, Emile Carré. Ce dernier était parti en Angleterre, y avait suivi une instruction appropriée, puis parachuté dans la région avec un poste émetteur. Son rôle fut très important, Il mena en quelque sorte un double jeu: étant flamand d’origine et connaissant l’allemand, il feignait de collaborer avec l’ennemi pour obtenir le maximum de renseignements. Il était d’ailleurs très lié avec un mouvement de Résistance de Braine-le-Comte qui l’hébergea.
Nous revînmes de Huy le 15 novembre.

Le travail obligatoire

1 février 1943. Depuis plusieurs semaines, nous vivions sous la menace continuelle des déportations pour le travail obligatoire en Allemagne. Les professeurs et grands élèves allaient-ils être appelés ?
Une note de l’évêché nous annonça que les étudiants et maîtres n’y étaient pas encore astreints.
Le 28 juillet 1943, je reçus une convocation de la Kommandantur de Tournai. Je devais m’y présenter le 30. Un bruit courait que les Allemands réclamaient les listes des rhétoriciens sortants.
Le 30 juillet donc, les directeurs des établissements de Tournai-Ath se retrouvèrent dans le bureau du docteur Winter à la Kommandantur de Tournai. Celui-ci nous fit la déclaration suivante : «J’ai reçu de Mons l’ordre d’exiger de vous la liste des étudiants. Je m’excuse de formuler pareille demande, mais je ne fais que transmetre des instructions. Quant à vous, vous savez ce que vous avez à faire. Agissez d’après votre conscience». Nous fûmes tous étonnés. Il était manifestement ennuyé. On devine notre réponse...
Le 14 août 1943, j’eus la visite au collège du trop fameux Schumaker de la Werbestelle qui vint en personne réclamer la liste des élèves. Il me menaça, mais en vain. Il sortit furieux en claquant les portes. Il n’insista pas...
Le remplaçant de Dropsy, Terryn reçut sa feuille pour le S.T.O. Il n’y répondit pas et continua à assumer ses cours malgré la menace continuelle qui pesait sur lui.
Nous eûmes le 4 novembre 1943 une réunion mémorable des supérieurs des collèges à l’Ecole Normale de Braine-le-Comte. Au moment de notre départ à 17 heures, la maison fut cernée. On assista à une perquisition sérieuse qui se termina par la découverte de quelques armes et explosifs. Heureusement, les Allemands ne nous imputèrent pas la responsabilité de ce dépôt, pas plus d’ailleurs qu’au directeur de l’établissement.
Nous en fûmes quitte pour la peur. En fait, ces explosifs étaient cachés dans la cave en-dessous d’un tas de pommes de terre destinées au Secours d’Hiver. Il y avait dans cet organisme des Résistants qui avaient trouvé là une cachette idéale, mais ils avaient été dénoncés par le bourgmestre rexiste de la ville. Ce dernier fut d’ailleurs abattu par la suite. Un des Résistants qui était présent lors de la visite des Allemands, s’était caché sous une estrade dans une classe. Il ne fut pas pris.

Traîtrise

Je rentrai le lendemain matin, le 5 novembre. Je reçus la visite d’une dame soi-disant recherchée par la gestapo. Elle venait me demander de l’aide. Elle désirait soit une fausse carte d’identité, soit une introduction pour l’Armée Blanche. Pour faire agréer sa demande, elle fit appel aux témoignages de certaines personnes qui se révélèrent authentiques.
En fait, elle essayait d’entrer dans la Résistance tournaisienne. Nous avons appris par la suite qu’elle s’était spécialisée dans les groupements de prêtres. Elle avait déjà fait arrêter un certain nombre d’ecclésiastiques du Brabant wallon.
Cette personne avait été à Hacquegnies chez l’abbé De Backer, un de nos inspecteurs, qui était en même temps curé de ce village. Elle se recommanda de lui. Elle me parla aussi chaleureusement de l’abbé François, ancien curé d’Hacquegnies qui était originaire de Celles, mon village natal, et de la nièce de celui-ci qui avait épousé le vétérinaire Bataille. En somme, elle me donnait là des détails si précis que je pouvais avoir confiance en elle. Elle me raconta également qu’elle avait été arrêtée avec son mari (détail important pour la suite) qui était parvenu à se sauver du train qui le déportait. Elle me cita également certains noms de la Résistance locale que je connaissais par l’intermédiaire de l’abbé Dropsy. Je répondis à cette dame que je ne pouvais lui venir en aide et je lui dis : «Peut-être pourrais-je vous obtenir une carte d’identité. Vous pourriez essayer de vous adresser à l’abbé Thiéry (alors directeur des Oeuvres à Tournai...) Je ne sais pas s’il pourra faire quelque chose pour vous. Si vous permettez, je vais lui téléphoner pour lui demander quand il pourra vous recevoir». Cet abbé me répondit qu’il l’accueillerait le lendemain à 8 heures chez lui, rue de l’Athénée.
Quelque chose me paraissait suspect dans son attitude et je voulus en avoir le coeur net. Je téléphonai donc chez Bataille à Celles, puisque cette dame prétendait être sa cousine de Charleroi. Mme Bataille confirma ces dires. J’insistai cependant en demandant si elle était mariée. Là, elle fut catégorique : elle était toujours célibataire. Je me rendis compte alors que j’avais été trompé et que j’avais affaire à une personne dangereuse. Elle avait en effet prétendu que son «mari» s’était enfui...
J’appelai immédiatement l’abbé Thierry en l’avertissant du danger.

Le lendemain donc, elle se présenta chez ce dernier à l’heure convenue. Il recevait à ce moment-là une dirigeante de patro. Il fit introduire la personne dans une pièce voisine et dit à la jeune fille précitée : «Vous allez sortir. Une dame va entrer. Restez dans les parages et dès que vous la verrez quitter les lieux, suivez-la». L’abbé demanda alors à la suspecte de lui fournir une photo d’elle pour la coller sur la carte d’identité, dans l’éventualité où il en trouverait une. Elle commit cette imprudence : elle remit sa photo, permettant ainsi son identification ultérieure. Et elle sortit. La jeune fille la suivit et vit qu’elle rejoignait un individu. Elle logeait dans un hôtel près de la gare de Tournai.
J’appris par la suite qu’il l’avait accompagnée lorsqu’elle était venue au collège et qu’il l’attendait dans un café. S’il lui était arrivé le moindre incident, mon compte aurait été bon. Finalement, elle mérita son sort : elle fut abattue par la Résistance quelque temps après.
Le 24 décembre 1943, la gestapo vint encore à Kain, toujours pour prendre des renseignements sur l’abbé Dropsy disparu depuis juillet 1942. Décidément, ils étaient persévérants. Ils ne se présentèrent pas au collège. Ils se contentèrent de poser des questions dans les cafés environnants.

10 mai 1944 : bombardement de la gare de Tournai

Le 10 mai 1944, à 10 h. 20 : bombardement de la gare de Tournai par l’aviation alliée. Des bombes tombèrent au Saulchoir à 1.200 mètres du collège. Il n’y eut aucune panique parmi les élèves. Tous descendirent dans les caves. A midi, ils retournèrent chez eux. Les professeurs aidèrent au dégagement des victimes. L’établissement devint alors le refuge des familles évacuées ou sinistrées de la ville. Pendant quatre mois, il abritera plus de cent réfugiés.
Le 1 août 1944, pendant la réunion des supérieurs du séminaire, six agents de la gestapo firent irruption au collège pour un contrôle d’identité des réfugiés. Ils recherchaient des réfractaires. Terryn leur glissa, à leur grande fureur, entre les doigts. Il était occupé, dans une véranda à l’entrée du collège, à réparer le pneu de son vélo. Ils lui demandèrent ses papiers. Et comme il était en salopette, il leur fit comprendre qu’il n’avait pas son veston contenant son portefeuille. Il leur demanda l’autorisation d’aller le chercher. Ils ne le suivirent pas. Il en profita pour s’échapper par une cave secrète aménagée dans le collège.
Les Allemands arrêtèrent quand même, mais sans l’identifier, un sous-lieutenant de gendarmerie qu’ils recherchaient depuis deux ans et qui était hébergé chez nous. Ils n’apprirent pas son vrai nom ni sa qualité. Il fut cependant déporté en Allemagne comme réfractaire au travail.
S’amenèrent alors au collège le 25 août 1944, des ménages(?) de travailleurs belges embrigadés dans l’organisation Todt. Le second étage du bâtiment de façade fut réquisitionné pour eux par les Allemands. Ils entreprirent au Mont-Saint-Aubert des travaux de terrassements pour la construction de rampes de lancement de V 1. Ils n’y travaillèrent pas longtemps puisque le 2 septembre au soir, les Allemands nous quittèrent enfin...

Retour du Colonel Dropsy

Le 3 septembre à 9 h. 30, les premiers blindés américains arrivèrent et nous eûmes la surprise de voir revenir le «colonel» Dropsy, chef du groupe de l’Armée Secrète du Tournaisis.
Pour nous, la guerre n’était pas terminée. Le 25 décembre 1944, au moment de l’offensive de Von Runstedt, nous vîmes arriver 25 parachutistes anglais partis de Londres la nuit même à 2 heures du matin. C’est dire si la situation militaire était désastreuse. Le 4 janvier 1945, le collège fut réquisitionné par les autorités anglaises pour devenir avec l’Ecole Normale de la Sainte-Union et le couvent des Pères de Saint-Vincent de Paul un hôpital général. Ils nous laissèrent seulement huit jours pour vider complètement la maison...
Après la guerre, l’abbé Dropsy vint à Louvain, où il fut d’abord bibliothécaire de l’Institut Agronomique de l’Université. En 1952, il abandonna ces fonctions et fut chargé en qualité de chef de travaux, du cours de notions de botanique tropicale au centre universitaire missionnaire et des exercices pratiques de biologie générale en premier graduat. La maladie l’obligea à cesser ses cours dès octobre 1955. Il succomba dans la matinée du 21 avril 1956. La Résistance venait de perdre un de ses plus grands hommes.

 
 
 

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10/04/2008

Une enseignante tournaisienne héroïne de la résistance

Marguerite BERVOETS.


Marguerite Bervoets est née le 6 mars 1914 à La Louvière. Inscrite en 1932 à l’ULB, elle quittera l’université, licenciée en philologie romane et candidate en droit.

Elle sera alors nommée professeur à Tournai.

Dès janvier 1941, elle entre dans la résistance où elle est chargée de collecter des informations sur diverses activités allemandes.

Elle aide également es parachutistes alliés et cache chez elle des armes. En août 1942, elle est arrêtée alors qu’elle photographie le champ d’aviation de Chièvres.

Après perquisition à son domicile, place Clovis à Tournai ( à l'époque Terrasse St Brice ), l’occupant y découvre des armes entreposées.

Condamnée  mort, elle est transférée en Allemagne où elle sera exécutée  à la hache  par les nazis à la prison de Wolfenbüttel, le 7 août 1944.
Dès la fin de la guerre, de nombreux hommages furent organisés en son souvenir : un monument et une plaque sur sa maison natale à la Louvière. On rebaptise l’école qu’elle fréquenta à Mons ainsi que plusieurs rues en Belgique et en France. Un comité Marguerite Bervoets perpétue son souvenir.
(http://marguerite-bervoets.org)

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"J'ai péri pour attester que l'on peut à la fois aimer follement la vie
et consentir à une mort nécessaire… Dites-lui (à ma mère) que je
suis tombée pour que le ciel de Belgique soit plus pur, pour que ceux
qui me suivent puissent vivre libres comme je l'ai tant voulu moi-même…
C'est à des êtres comme vous que ma mort est toute entière dédiée,
à des êtres qui pourront renaître et réédifier. Et je songe à vos enfants
qui seront libres demain."

 

 

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Tournai, participation de jeunes aux cérémonies du 11/11/07

 A l'initiative du " Relais  de la mémoire" , cher à nos amis Jean-Marie Delmotte et José Vanhulle,   et de certains mouvements de jeunesse , de nombreux jeunes ont participé aux cérémonies de ce 11 novembre 2007; un exemple à méditer par de nombreux adultes qui semblent avoir oublié tout ce que symbolisent ces manifestations ...

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dyn003_original_768_576_pjpeg_2568996_73e194d748c9af74b0dd19aff4ea1a1bLa meute des louveteaux de Kain ( au premier plan Jean-Charles Pochart...)

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dyn003_original_768_576_pjpeg_2568996_5b99a608de4a02f379648e97bf9359adLe drapeau du relais de la mémoire

18:15 Écrit par SRPMDB dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/04/2008

Un site pour les collectionneurs de médailles et décorations

    Vous collectionnez les Médailles, Rosettes, Rubans... de Belgique
                                              
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     AU NOUVEAU  Forum  "MEDAILLE.BE"

     
              http://medaille-be.forumactif.info
 
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MEDAILLE . BE

Si vous êtes passionnés par les Médailles Belges (et pour les Belges), militaires, civiles, diocèses, pompiers, par les fourragères, les barettes, les rosettes, les diminutifs, par les photos et documents, alors soyez les bienvenus.

17:35 Écrit par SRPMDB dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Cérémonie au monument Bruno Méaux le 08/04/08

Le 8 avril  - Monument caporal Bruno Méaux -

Tournai, quartier Saint-Jean,

à 10h45:accueil au quartier Ruquoy (salons Adjudant De Mets);

11h15: transport par bus militaire vers la rue Bruno Méaux;

11h30: cérémonie commémorative à la stèle Caporal Bruno Méaux; 11h45: transport par bus militaire vers le quartier Ruquoy;

11h50: verre de l'amitié au quartier Ruquoy (salons Adjudant De Mets).

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Le massacre des para-commandos belges
 
 
Présente en effectif réduit, la force de maintien de la paix des Nations-Unies (MINUAR), sous le commandement du général canadien Roméo Dallaire, tenta de stabiliser la situation.
 
Dans la nuit du 6 au 7 avril,  l'état-major des FAR (Forces armées rwandaises) s'opposa verbalement au général Dallaire, commandant de la MINUAR, qui rappella l'autorité légale du premier ministre pour prendre le contrôle de la situation.  Le Colonel Bagosora contesta son autorité. Le général Roméo Dallaire décida de donner une escorte de casques bleus à Madame Agathe Uwilingiyimana pour la protéger et lui permettre de lancer un appel au calme à la radio dès le lendemain matin. 
 
Le 7 avril à 2h00, dix paras belges (Caporal Bruno Bassine, Cpl Alain Debatty, Cpl Christophe Dupont, Cpl Stéphane Lhoir, Cpl Bruno Meaux, Cpl Louis Plescia, Cpl Christophe Renwa, Cpl Marc Uyttebroeck, 1 Sergent Yannick Leroy et Lieutenant Thierry Lotin), partirent du centre de Kigali, à bord de deux jeeps, afin de rejoindre le domicile du Premier ministre.  Vu la présence de plusieurs barrages, les Belges n'atteignirent leur but qu'à 5h30, où il rejoignirent cinq soldats ghanéens, également affectés à la sécurité du Premier ministre à son domicile.
À 05 h 37, le Lt Lotin indiqua qu’il n’était plus question, vu les barrages établis, de se rendre à Radio-Rwanda. Ordre lui fut donné de prendre une position défensive
À 06 h 55, le Lt Lotin signala qu’il était encerclé par une vingtaine de militaires rwandais, armés de fusils et de grenades, et que des membres de la garde présidentielle lui demandaient de déposer les armes. Ses supérieurs lui enjoignirent de ne pas rendre les armes et de maintenir le dialogue.
A 8h34, le Premier ministre tenta de fuir son domicile en compagnie de gendarmes, affectés à sa sécurité, qui la cachèrent dans la maison d’un voisin . Elle y fut découverte par des membres de la garde présidentielle qui la ramenèrent à son domicile où elle fut tuée vers 11 h 45 ainsi que son mari.
A 08 h 43, le groupe Lotin fut déchargé de sa mission de protection du Premier ministre par le commandement mais prié  de ne pas se laisser désarmer et de négocier.  Le Lt Lotin rétorqua qu’il était trop tard, ayant déjà quatre hommes désarmés à terre.  L'officier, dans ces circonstances, fut autorisé à rendre les armes s’il le jugeait nécessaire:  " Tu es sur place, c’est à toi d’apprécier la situation ".
Les cinq Ghanéens et les dix Belges furent désarmés sans résistance possible et conduits, sous la menace des armes, vers un minibus VW qui attendait à l’extérieur.
 
En arrivant à destination, au camp militaire de Kigali, les quinze militaires furent obligés de quitter le véhicule et de s’asseoir sur le tarmac situé à l’entrée du camp.
Rapidement  la rumeur circula parmi les militaires FAR rassemblés dans le camp que les soldats belges avaient abattu l’avion présidentiel . Ceci  engendra vite un soulèvement général en faveur du lynchage des militaires belges.
A 9h06, le Lt Lotin, utilisant la radio d'un observateur ONU togolais, informa sa hiérarchie que son équipe avait été emmenée dans un endroit inconnu et que deux de ses hommes se faisaient tabasser et lyncher.
Des soldats rwandais se ruèrent sur les militaires de l’ONU et les frappèrent à coups de crosses, béquilles, pierres, râteaux et baïonnettes jusqu'au moment où quatre militaires belges succombèrent des suites de leurs blessures .
Inexplicablement, le général Dallaire passa alors devant le Camp Kigali et aperçu, au sol, plusieurs militaires belges.  Si les circonstances ne lui permirent pas d'intervenir immédiatement, il reste incompréhensible, qu'une fois en sécurité, il ne prit aucune mesure afin d'envoyer des secours aux Belges en difficulté.
 
Les magasins d’armement du camp, dont la Minuar avait la responsabilité, furent entre-temps fracturés.
Le Col Nubaha, commandant du camp, accouru sur les lieux en compagnie d’autres officiers, tenta d’empêcher les Rwandais de pénétrer dans un local de permanence ONU où le Lt Lotin s’était finalement réfugié avec quatre militaires belges qui l’avaient rejoint en profitant d’un moment de confusion.
Un cinquième militaire belge parvint bientôt à rejoindre le groupe Lotin en rampant sous un véhicule.
Le groupe Lotin était alors composé de six militaires belges et des cinq ghanéens. Quelques instants plus tard, un militaire belge fut tué par un tir d’arme à feu provenant de l’extérieur.
 
Le local où s'étaient réfugiés les militaires ONU fut pris sous le tir des armes des Rwandais.  Les Belges et les Ghanéens furent contraints de se jeter sous les lits qui s’y trouvaient et de se protéger derrière le cadavre du soldat belge décédé.
 
Ayant arrêté les tirs un moment, les Rwandais ordonnèrent aux Ghanéens de quitter le local par une fenêtre cassée. Sous escorte, les cinq Ghanéens furent ainsi expulsés du camp.
Vers 12h30, un caporal rwandais, voulant pénétrer dans le local des Belges, se fait arracher son fusil Kalashnikov par le Lt Lotin qui le tua à l’aide de son pistolet GP35,seule arme qui avait pu être dissimulée lors de l'arrestation et du désarmement des Belges.
L’attaque redoubla de violence. Des bombes lacrymogènes furent lancées dans le local tandis que les Belges ripostaient avec la Kalashnikov.
 
Une fois les 45 cartouches contenues dans l'AK47 et le GP épuisées, ce fut la curée.  Un Rwandais escalada le toit du local pour y lancer, d’un trou pratiqué, des grenades défensives . D’après des témoins, la résistance belge s’arrêta entre 12 h 30 et 13 h 30 (14h00??).  Les cadavres furent retirés du local de l'ONU et dévalisés (uniformes, chaussures) avant d'être mutilés...
Cet épisode dramatique plongea la Belgique dans la consternation et entraîna son désengagement de la Minuar.  Dans la foulée, la Belgique entraîna à son tour l'ONU dans une spirale de désengagement.

 ( sources: site les batailles célèbres de l'histoire )

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L'Ordre National du Mérite ( France )et l"Association Nationale des Membres de l'Ordre du Mérite"

Les chevaliers de l’Ordre National du Mérite, second ordre national de France.

 Cet ordre fut créé en 1963 par le Général Charles de Gaulle, dans le but de décorer les civils et les militaires ayant accompli un « mérite distingué » que ce soit dans une fonction publique ou privée. L'insigne de l'ordre National du Mérite est une étoile à six branches doubles suspendue à un ruban bleu. La couleur au centre de l'étoile varie selon le grade de son possesseur. On distingue dans cet ordre trois grades, officiers, chevaliers et commandeurs, ainsi que deux distinctions, les Grands officiers et les Grand'Croix.

L'Ordre se compose toujours de trois membres qui y entrent de droit. Le président de la République est le Grand Maître de l'Ordre et Grand'Croix. Le grand Chancelier de la Légion d'Honneur est aussi le Chancelier de l'Ordre National du Mérite et également Grand'Croix. Enfin, six mois après son entrée en fonction, le Premier Ministre devient Grand'Croix. Les autres membres sont les personnes ayant reçu la distinction de l'Ordre. Pour le reste de l'organisation de l'ordre, la hiérarchie et le déroulement des séances sont calqués sur ceux de la Légion d'Honneur. Les conseils regroupent dix membres choisis par décret du président de la République, et sont présidés soit par le Grand Maître, soit par le Chancelier. Lors de sa création, l'Ordre National du Mérite permit de remettre à jour les différents ordres existants, et aurait pu paraître comme une révolution. Dans un premier temps, il permit de redonner à la Légion d'Honneur tout son sens, en lui redonnant une importance qu'elle perdait. Ensuite, la création des chevaliers de l'Ordre National du Mérite permit de clarifier la situation d'autres ordres du Mérite. En effet, il existait un grand nombre d'ordres du mérite très différents les uns des autres. Par exemple, on pouvait être décoré de l'ordre du mérite artisanal, l'ordre du mérite civil et bien d'autres encores. Ces ordres étaient des ordres ministériels, et avant la création de l'Ordre National du Mérite, on en dénombrait vingt. En 1963, seize furent supprimés, les quatre autres furent gardés en raison de leur importance. Les chevaliers de l'ordre National du Mérite englobèrent les seize supprimés et simplifia ainsi la gestion des différents ordres. Autre détail d'importance, alors que les femmes ne furent autorisées à recevoir la Légion d'Honneur que tardivement, dès sa création en 1963, les femmes pouvaient devenir chevaliers de l'Ordre National du Mérite. De plus, il est plus simple de devenir Chevalier de l'Ordre National du Mérite car les années de service nécessaires pour passer du grade d'officier à celui de chevalier, puis à celui de commandeur, sont moins importantes que les années demandées pour évoluer à l'intérieur de la Légion d'Honneur. Bref, même si l'Ordre National du Mérite peut paraître moins important que la Légion d'Honneur sur le plan distinctif, il est en fait très important car il a permis à toutes les autres distinctions françaises de retrouver leur place initiale, et il a également permis de « rénover » les ordres afin de les intégrer dans la société.



les titulaires de l'Ordre National du mérite sont rassemblés dans une association dont nous vous indiquons ci-aprés l'adresse du site:http://www.anmonm.com/




 

 

 

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03/04/2008

Genèse de la Brabançonne

Genèse de la Brabançonne

Un soir, après les chaudes journées de septembre 1830, quelques jeunes gens entrent dans le café de "l'Aigle d'or", rue de la Fourche à Bruxelles. On offre aux jeunes patriotes le salon du premier pour se reposer. C'est au milieu des paroles généreuses, des rires et des refrains de ces jeunes soldats de la liberté que l'un deux, un certain Jenneval, se met à réciter les vers d'un texte, qu'il avait composé et qui traduit les aspirations des révolutionnaires à ce moment-là.

C'est ainsi que l'on raconte la naissance de l'hymne national belge en 1830.

Si l'anecdote n'a peut-être pas de valeur historique, il est cependant certain que la première Brabançonne fut écrite par Louis-Alexandre Dechet, mieux connu sous le nom de JENNEVAL, à la fin de 1830. Acteur au théâtre de la Monnaie à Bruxelles, où avait éclaté, le 25 août 1830, la révolution qui aboutit à l'indépendance de la Belgique, Jenneval s'engagea dans l'armée révolutionnaire et fut tué au combat, près de Lierre, le 18 octobre 1830.

Il composa trois versions du "Chant national belge", versions qu'il adapta au fur et à mesure de l'évolution des événements.

En 1860, elle fut une fois encore remodelée, mais cette fois, non pas par son créateur, mais par le Premier Ministre Charles Rogier qui adoucit fortement les paroles virulentes adressées par Jenneval à l'égard du Prince d'Orange, Guillaume de Nassau. C'est cette version qui est reproduite ci-dessus et qui est encore utilisée actuellement.

Quant à la musique de la Brabançonne, elle fut écrite pendant les journées de septembre par François VAN CAMPENHOUT. La première exécution publique de l'hymne national belge a eu lieu au théâtre de la Monnaie, au début du mois d'octobre 1830. La partition primitive a également été modifiée, afin de l'adapter aux paroles de Charles Rogier.

En réalité, il n'existe pas de version officielle de "La Brabançonne". Différentes commissions ont été chargées d'examiner le texte et la mélodie de "La Brabançonne" et d'en établir une version officielle. Leurs travaux n'ont jamais abouti. Néanmoins, une circulaire ministérielle du Ministère de l'Intérieur du 8 août 1921 décrète que seule la 4e strophe du texte de Charles Rogier doit être considérée comme officielle, tant en français qu'en néerlandais.

Précisons encore qu'il existe un "monument à la Brabançonne" à Bruxelles, place Surlet de Chokier. Des extraits de paroles en français et en néerlandais de l'hymne national y sont gravées.

18:01 Écrit par SRPMDB dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |