25/09/2008

RAVENSBRÜCK ( Allemagne ) - Conférence de Mme GILBERTE TILLY, survivante de ce sinistre camp de concentration

"Ceux qui oublient le passé sont condamnés à le revivre ..." 

C'est par ces mots qu'a commencé et s'est terminée la conférence de Madame Gilberte TILLY, donnée ce mercredi 24 septembre 2008, dans le salon de la Reine de l'hôtel de ville de Tournai.

Organisée par le "Relais de la Mémoire" et la "Confédération Nationale des Prisonniers politiques", cette manifestation nous a permis de recueillir le témoignage, ô combien précieux, d'une des rares survivantes du camp de Ravensbrück.

Avec une simplicité désarmante, ... comme si tout cela lui était naturel, Madame Tilly nous expliqua comment, à 15 ans, elle entra en résistance et comment à 18 ans, elle fut condamnée à mort par un conseil de guerre allemand de la Luftwaffe pour faits d'espionnage. A l'âge où bien des jeunes gens et jeunes filles ont d'autres choses en tête, Mademoiselle Tilly à l'époque ne vit que la nécessité d'entamer son combat pour la liberté, pour la démocratie et pour son pays.

Sa déportation, ses souffrances et celles de toutes ses compagnes de captivité, les humiliations subies, l'horreur quotidienne, la mort, elle en témoigna avec des mots simples et véritables ,  irréfutable démenti à tous les négationnistes.

Elle fut, et reste, en première ligne pour témoigner à la fois, de la grandeur et de la noirceur de l'âme humaine ; et malgré cela, pas de haine, pas de désir de vengeance ; finalement, "On les a eus !", c'est tout, ça suffit. Sa légion d'Honneur à titre militaire ? Son réseau, le "Groupe G" travaillait avec des résistants français, c'est tout ...

Un idéal forgé dans le bronze, une force de caractère et une volonté sans faille, un courage incroyable mais aussi une simplicité et une humilité sans égal : voilà Madame Tilly, une Grande Dame, impressionnant l'auditoire qui lui fit, debout, une longue et chaleureuse ovation.

Retenons sa leçon ! N'oublions pas le passé ! Soyons vigilants pour l'avenir !

Jean-Philippe Pochart

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Le drapeau du "Relais de la Mémoire" et la conférence de Mme TILLY sur Ravensbrück : tout un symbôle.

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Mr l'Echevin Philippe ROBERT souhaite la bienvenue au très nombreux public 

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Pendant la présentation du film sur la visite de camps de concentration, projeté avant la conférence - De droite à gauche : Mme TILLY, Mr l'Echevin ROBERT, Mr le Consul de France

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 Au 1er rang, de gauche à droite : Mrs JC Quevauvillers, Ph Hespel, A. Disy, Mme M.Winberg et Mr Wilmotte, époux de Mme Tilly   - 2° rang : José VANHULLE, Président du "Relais de la Mémoire"

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L'assistance nombreuse et très attentive pendant la projection du film.

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Mr l'Echevin Philippe ROBERT présente la conférencière Madame Gilberte TILLY

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Notre talentueuse conférencière Mme TILLY, narrant les horreurs subies lors de son passage au camp de Ravensbrück

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Pendant la conférence

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Photos : Jacques De Ceuninck - La Lorgnette

Information  : RAVENSBRÜCK est un village allemand, situé à 80 km au nord de Berlin sur les bords du Schwedtsee, près de la ville de Fürstenberg dans une zone avec des dunes et assez marécageuse. Le régime nazi y fit construire un camp de concentration pour femmes à partir de fin 1938, principalement par des détenus du camp de concentration de Sachsenhausen. Les premières femmes arrivèrent au début de 1939 du camp de Lichtenburg. Entre 1939 et 1945, 132.000 femmes et enfants y furent enfermées. Des dizaines de milliers y moururent de faim, assassinées ou victimes d'expérimentations médicales. Peu de temps avant mai 1945, grâce à l'aide de la Croix-rouge suédoise et danoise, plus de 7000 femmes furent transférées en Suède et Suisse. Le camp fut libéré par l'Armée russe le 30 avril 1945 qui y retrouva environ 3000 femmes malades, abandonnées sur place. Les autres étaient parties dans des "marches à la mort", beaucoup n'y résistant pas et  étant immédiatement abattues au bord des routes.


 cliquez sur le lien ci-dessous pour un reportage sur les camps de la mort

 http://images.google.be/imgres?imgurl=http://www.jewishge...

14:22 Écrit par SRPMDB dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

22/09/2008

Les Médaillés marchent pour un projet humanitaire

Les Médaillés du Tournaisis n'oublient pas qu'ils font partie d'une société philanthropique et le dimanche 21/09/08, joignant le geste à la parole, ils ont pris part, sous la direction énergique de leur Président régional Mr le Commissaire Christian Masy, à une marche de soutien pour un projet humanitaire initié par une enseignante tournaisienne, Mme Delneste ; il s'agit de promouvoir  le développement d'une école et d'un hôpital en Inde au profit des enfants de la rue. La bonne humeur et l'enthousiasme étaient au rendez-vous, surtout lors de l'arrivée, à la vue des crèpes préparées par Mme Voet, également membre des Médaillés. Les photos montrent quelques uns des marcheurs.

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 Mrs Pochart et Masy, Mmes Buscemi et Van Walleghem, Flavien et Thomas

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Mme Lydia Buscemi, Calogero Buscemi et Mme Sandra Van Walleghem

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Mrs Buscemi et Masy, Mmes Buscemi et Van Walleghem, Flavien et Thomas ( sans oublier le chien Bambou...)

 

 

18:26 Écrit par SRPMDB dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/09/2008

Hommage aux soldats français 21 septembre 2008

On se souviendra qu'en 1832, la France vola au secours de la Belgique et envoya une armée aux fins de lui permettre de sauvegarder son indépendance toute neuve face à une tentative hollandaise d'en reprendre le contrôle ; le siège d'Anvers fut un épisode glorieux de cette campagne  et c'est d'ailleurs un soldat français de ce corps expéditionnaire, le sapeur Ausseil, gravement blessé, qui fut à cette occasion le premier décoré de l'ordre de Léopold.

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Détails du haut-relief en bronze, décorant la base de la colonne de marbre rose.

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En 1897, la Ville de Tournai voulut honorer ses voisins français et les remercier pour cette aide qui fut capitale dans le maintien de notre indépendance nationale. Un monument fut érigé sur la place de Lille, en témoignage de gratitude.

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Cent onze ans plus tard, à l'initiative de la FNACA et de son Président, Mr André Bruneau, le sacrifice de ces soldats français fut rappelé et les amitiés franco-belges furent célébrées lors d'une cérémonie à la fois vibrante et émouvante.

Un importante délégation française était venue de Pont à Marcq.

Nous livrons le texte des allocutions prononcées à cette occasion par Mr André Bruneau et par Mr l'Echevin Philippe Robert qui représentait la ville de Tournai.

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Mr  Lemaire, consul de France, saluant les drapeaux

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Les colonels Jacquet et Salembier en grande conversation

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Des anciens militaires français dont Mr Dupont, deuxième à partir de la droite.

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Mr André Bruneau, président de la Fnaca, durant son discours

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Mr l'échevin Philippe Robert durant son allocution

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L'intervention de Monsieur Lemaire, Consul de France

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Le dépôt de gerbes

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Trois des gerbes déposées au pied du monument. 

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La Royale Harmonie communale du Corps des Sapeurs - Pompiers de Tournai était présente et exécuta les hymnes nationaux français et belge  (vue partielle)

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Emouvante sonnerie de clairon par un des membres de la Royale Harmonie

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José Van Hulle et le drapeau du "Relais de la mémoire", porté par sa petite-fille. 

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 André Bruneau et Frédéric Pauwels

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Un sympathique vin d'honneur fut offert à l'issue de la cérémonie en la taverne "L'Impératrice"

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Discours d’André BRUNEAU, Président du Comité FNACA de Belgique

Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités,

La place de Lille et le « Monument français ». Cette place était autrefois appelée « Marché aux Vaques », ce qui dit bien son emploi … Par contre, elle possède en son centre, un monument en pierre constitué par une haute colonne de granit rose, œuvre de Constant Sonneville et Daret, et des bas-reliefs en bronze par Debert, élevé à la mémoire des soldats français tombés pour la libération de la citadelle d’Anvers en 1832, la dite citadelle était toujours tenue par les Hollandais.  

Intronisé le 21 juillet 1831, le Roi Léopold 1° dut faire face à une invasion hollandaise ( Campagne des dix jours, du 2 au 12 août ) et demanda l’intervention de l’armée française dans un contexte diplomatique.

Le protocole du 22 octobre 1832 avait notifié à la Hollande que le siège serait mis devant la citadelle d’Anvers par une armée française si la garnison hollandaise n’avait pas évacué la forteresse avant le 15 novembre. Néanmoins, Guillaume d’ORANGE refusa certains points du traité et ne voulut pas rendre la citadelle à  Anvers,  clef de l’Escaut et accès à la haute mer, malgré les décisions du traité de Londres. En conséquence, le 16 novembre 1832,  avec l’accord des grandes puissances, les troupes françaises, sous le commandement du Maréchal Comte GERARD,  passèrent par Tournai et furent chargées de l’attaque de ce bastion redoutable.

Commencé dans la nuit du 29 au 30 novembre 1832, le siège de la citadelle d’Anvers, soutenu avec une remarquable bravoure par le Général Baron CHASSE, 67 ans, et ses quatre mille cinq cents officiers et soldats,  se termina, par une capitulation honorable signée le 24 décembre. Le grand port national était enfin évacué. La citadelle est enlevée au prix de nombreuses pertes notamment chez les Français. C’est à la mémoire de ceux-ci qu’a été inauguré le mémorial.

L’armée française remit la citadelle aux autorités belges. Le 31 décembre, un décret royal lui adressa les remerciements officiels de la nation belge.

Mais, ce ne fut que le 21 mai 1833, que l’Escaut redevint libre !… moyennant droit de péage aux Hollandais.

La Ville de Tournai fut choisie pour deux raisons. Parce qu’Anvers n’a pas accédé au souhait émis en 1894 par des bourgeois bruxellois d’y faire ériger un monument en l’honneur des 871 soldats français tués, blessés ou restés invalides durant le siège en 1832. Et ensuite parce que la Ville de Tournai a accédé au souhait du Comité  Bruxellois auquel s’était joint un Comité Tournaisien,  du fait que c’est par Tournai que le corps expéditionnaire français était entré en Belgique pour aller assiéger Anvers.

    L’allégorie de la mère patrie, bronze altier d’une femme drapée à l’antique, sommant une colonne de 12 m de hauteur en granit rose, tend vers la France la palme d’honneur décernée aux soldats tombés pour notre liberté.

Suite à un concours,  Constant Sonneville et Daret obtinrent la commande du monument en décembre 1896 ; le projet se distinguait des autres par l’harmonie des lignes et les heureuses proportions. La statutaire fut confiée à Debert, élève des Beaux-Arts de Paris et parent de Mr Sonneville. Le 29 janvier 1897, le conseil communal décide d’ériger le mémorial sur la Place du Vieux Marché aux Vaches, près de l’ancienne porte de Lille, ce qui entraîne une nouvelle appellation de la place. C’est désormais la Place de Lille. La première pierre est posée au début de juillet 1897 et le monument est inauguré le 19 septembre de la même année. La grille fut adjugée à Mr Vandenbroecke le 22 novembre 1904.

Une foule immense participa à l’inauguration, sur la place de Lille, du

«  Monument aux Français » érigé en signe de reconnaissance nationale de la Belgique envers les  soldats du Maréchal Gérard qui tombèrent sous les murs de la citadelle d’Anvers, en 1832.

Dans son intervention du 19 septembre 1897, M. le Bourgmestre CARBONNELLE s’exprimait en ces termes :

« Tous les participants à cette inauguration ont compris qu’il s’agissait de payer un tribut de reconnaissance à la mémoire des braves qui ont donné leur vie pour consolider notre indépendance… Ils ont encore vu dans cette manifestation l’occasion de faire honneur à cette grande et généreuse nation française avec laquelle nous vivons en intime amitié. » fin de citation.

Restauré dans ses pierres, sa frise et sa statue, ce mémorial mérite aussi de l’être dans la mémoire de chacun de nous.

M. le Bourgmestre CARBONNELLE dit encore :

«  L’auteur de cette œuvre artistique s’est bien pénétré de l’idée qu’il avait à représenter et son interprétation est des plus heureuses. Le monument, assis sur une base large et solide … s’élève comme un élan du cœur. Un bas-relief artistement ciselé retrace dans le bronze les faits d’armes acquis à l’Histoire. La figure qui surmonte l’édifice donne à l’ensemble son expression dominante : c’est un symbole de paix et de reconnaissance, c’est l’image de la Belgique qui se souvient. Ce monument dira aux générations futures qu’en 1832, les soldats français ont versé leur sang pour faire respecter notre nationalité, et qu’en 1897, les populations belges, celle de Tournai en particulier, ont voulu donner à la France un témoignage de gratitude … » fin de citation.

Inclinons-nous devant le sacrifice de ces braves soldats. Je vous remercie de votre attention..

Intervention d’André BRUNEAU lors de la réception du 21 septembre 2008 à la Brasserie L’Impératrice, rue des Maux à TOURNAI

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Mesdames, Messieurs,

Comment en est-on arrivé à cette cérémonie de la Place de Lille en 2008 ?

Début de l’année 2007, lors d’une réunion trimestrielle de l’Interassociation Royale des Sociétés Patriotiques de Tournai, dans la rubrique « Questions Diverses »,

Monsieur Roland SALEMBIER, Président de la Ligue Nationale des Vétérans du Roi Léopold III, demandait : « s’il était possible d’organiser une cérémonie pour honorer la mémoire des soldats Français tombés sous les murs de la citadelle d’Anvers en 1832 ? »

Monsieur Richard HOUWAERT, Président de l’Interassociation Royale, me demanda : « si j’étais prêt à me charger de cette cérémonie ».

Je lui répondis : « que j’acceptais si j’avais l’assentiment de tous et à condition de ne faire ombrage à personne ».

Je suis alors intervenu auprès de l’Administration Communale pour demander l’autorisation d’organiser une cérémonie.

Dans sa séance du 3 avril 2008, le Collège Echevinal s’est prononcé favorablement. Aussitôt des contacts ont été pris avec Monsieur l’Echevin Philippe ROBERT et avec Monsieur Christophe DELBAR pour l’organisation générale de la cérémonie et le respect du protocole.

Entretemps, dans le domaine historique, j’ai été précieusement aidé, en ordre chronologique, par l’Office du Tourisme, par Monsieur Jean-Jacques SOURDEAU, par le Commandant TILMAN, par le Colonel JACQUET et par Monsieur Jean MINOT, ancien Consul Honoraire de France à Tournai, toutes ces personnes que je remercie bien volontiers.

Comme l’inauguration du « Monument aux Français » date du 19 septembre 1897, nous avons retenu le dimanche qui suit cet anniversaire, soit le 21 septembre car les combats s’étant déroulés entre le 29 novembre et le 24 décembre 1832, nous avons pensé que ces dernières dates étaient tardives dans l’année et sujettes à des temps peu cléments, météorologiquement parlant.

Monsieur le Bourgmestre Christian MASSY et son Collège communal, Monsieur Serge MUCETTI, Consul Général de France à Bruxelles et Monsieur René LEMAIRE, Consul Honoraire de France à Tournai se sont associés à nous, Comité des Anciens Combattants d’Algérie, Maroc et Tunisie.

Nous sommes heureux d’accueillir parmi nous, de nombreuses personnalités, les présidents, les membres et les porte-drapeau des Fraternelles de Tournai et des environs, une forte délégation française de la commune de Pont-à-Marcq, les membres du Comité FNACA de Belgique et tous nos amis.

Que chacun et chacune de vous soient  remerciés de tout cœur d’avoir accepté de consacrer une part de votre temps pour participer à cette cérémonie du souvenir.

Coïncidence : le 21 septembre 2008, nous fêtons le 50° anniversaire de notre Fédération, troisième génération du Feu, qui voyait officiellement le jour à l’issue d’un congrès tenu à Paris sous la Présidence de Monsieur Jean-Jacques SERVAN-SCHREIBER et notre Comité FNACA de Belgique, l’un des deux comités situés à l’étranger, a été crée le 28 avril 2003 en présence de Monsieur René LEMAIRE, Consul Honoraire de France à Tournai.

Je vous remercie de votre attention et vous invite maintenant à partager le verre de l’amitié.

Vive la FNACA, Vive la FRANCE, vive TOURNAI et vive la BELGIQUE.

 Allocution de Mr l'Echevin Philippe ROBERT

Mesdames et Messieurs, en vos titres et qualités,

En septembre 1897 le Bourgmestre de l'époque, Victor Carbonnelle, prononçait les mots suivants en présence d'une foule très nombreuse, plus de vingt mille personnes, et sous une pluie battante:

"En inaugurant ce monument, que la Ville de Tournai doit d'honorer de posséder, rendons tout d'abord hommage aux nobles sentiments dont se sont honorés ceux qui ont pris l'initiative de l'oeuvre et l'ont si rapidement menée à bonne fin.

Tous ont compris qu'il s'agissait de payer un tribut de reconnaissance à la mémoire des braves qui ont donné leur vie  pour consolider notre indépendance et nous procurer ainsi les bienfaits dont nous jouissons depuis plus de soixante ans. Ils ont encore vu dans cette manifestation l'occasion de faire honneur à cette grande et généreuse nation française avec laquelle nous vivons en intime amitié et dont le contact exerce une influence si considérable dans le domaine des arts, des sciences et dans toutes les branches de notre activité.

Cette manifestation est essentiellement spontanée et populaire; elle part d'un sentiment dont nul ne pourrait prendre ombrage et il serait aussi absurde d'y voir une offense envers la Hollande qu'un acte d'humilité envers la France.

L'auteur de cette oeuvre artistique s'est bien pénétré de l'idée qu'il avait à représenter et son interprétation est des plus heureuses. Le monument assis sur une base large et solide comme le sentiment répandu dans la masse du peuple, s'élève comme un élan du coeur. Un bas relief ciselé retrace dans le bronze les faits d'armes acquis à l'Histoire. La figure qui surmonte l'édifice donne à l'ensemble son expression dominante; c'est un symbole de paix et de reconnaisance, c'est l'image de la Belgique qui se souvient.

Ce monument dira aux générations futures qu' en 1832, les soldats français ont versé leur sang pour faire respecter notre nationalité et qu'en 1897, les populations belges, celle de Tournai en particulier, ont voulu donner à la France un témoignage de gratitude et de sympathique attachement."

 En 2008, exactement 111 ans après que ces paroles aient été prononcées, elles paraissent encore étrangement d'actualité. La collaboration et les relations avec nos amis français n'ont pas cessé d'évoluer et ce monument, dédié aux français morts pour notre patrie, accueille chaque jour des dizaines de touristes, d'hommes d'affaire ou de citoyens français en quête de notre belgitude qui leur plaît tant.

La Ville de Tournai a accueilli nos amis français à bras ouverts en toutes périodes, témoin cet hôtel de maître, situé deriière moi et qui accueillit le Prince de la Tour d'Auvergne durant tant d'années.

C'est pourquoi en ce jour de commémoration, telle l'allégorie de la mère patrie qui se trouve sur ce socle, brandissant la palme d'honneur à l'intention des soldats français morts pour défendre notre liberté, nous déposerons aux pieds de celle-ci une gerbe de fleurs offerte par la Ville et les citoyens de Tournai, à la mémoire de tous les soldats de toutes les guerres qui ont défendu la liberté pour que nos enfants puissent vivre en paix.

Vive la France !   Vive la Belgique !

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Photos  de nos "correspondants de guerre" habituels J De Ceuninck  et  J-Ph Pochart.

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