29/10/2008

le lancier Fonck , 1er mort belge de la grande guerre

ANTOINE FONCK FUT LE PREMIER DE TOUS.  

Le mardi 4 août 1914, le petit village de Thimister est jeté dans le trouble d’un grand conflit qui durera 4 longues années.  

La première victime fut un vaillant cavalier : Antoine FONCK qui, alors qu’il se portait vers l’ennemi pour défendre sa patrie, fut malencontreusement touché et tomba, fidèle à sa devise « MORT PREMIER COMME DEVANT » au lieu-dit « La Croix-Polinard ».

Quelques jours auparavant, le Roi Albert 1er avait rejeté l’ultimatum allemand et refusé le passage des Ulhans. L’armée du Kaiser viola donc la neutralité belge.

La malchance de Thimister, c’est de se trouver au début de l’invasion. En effet, le 10ème corps d’armée, sous le commandement du général OTTO VON EMMICH, est concentré dans la région d’Aix-la-Chapelle. Son premier objectif est la prise de la position fortifiée de la ville de Liège. Dès lors, la voie la plus directe pour atteindre son but est la chaussée Aix-Liège.

En face, un escadron du 2ème lancier part en reconnaissance vers la frontière sur la route qui traverse le pays de Herve afin de vérifier la réalité de l’invasion allemande.

Le cavalier Antoine Fonck marche devant en éclaireur et se retrouve face à un groupe d’ennemis. Des coups de feu éclatent, Fonck sera retrouvé étendu non loin de son cheval mort.

Pour la première fois, un soldat belge devenait un héros dans l’histoire de notre pays. Son nom ouvrait malheureusement une longue liste de braves qui allaient, pour l’éternité, être accompagnés de la mention « MORT POUR LA PATRIE ».

Depuis ce 4 août, la commune de Thimister-Clermont considère Antoine FONCK comme un de ses enfants. Un monument a été érigé à sa mémoire en bordure de la chaussée Charlemagne le 23 août 1923 et, chaque année, un vibrant hommage est rendu par la population de Thimister-Clermont le 1er dimanche du mois d’août.

 

( extrait du site de la commune de Thimister-Clermont)

 

Antoine Fonck, cavalier du deuxième Lancier.

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sa tombe à Thimister

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Le mardi 4 août 1914, vers sept heures trente du matin, une patrouille de reconnaissance de cinq personnes se déplace sur la « route de Margensault » à Thimister-Clermont.
Le cavalier Antoine Fonck, premier éclaireur, s'informe auprès d'un pionnier qui à ce moment prépare le sautage du pont de chemin de fer. Il insiste pour pouvoir traverser le pont afin d'exécuter sa mission de reconnaissance. Après avoir reçu la permission, il continue sa progression dans la direction de Henri-Chapelle. Un peu plus loin, un habitant de la ferme "Bolsee" l'informe qu'un petit groupe d'Allemands progresse dans leur direction. Le cavalier Fonck descend de son cheval et cherche une bonne position de tir. Il ouvre le feu sur les Hussards allemands. Un Allemand est touché et les autres se dispersent de part et d'autre de la route. Fonck remonte à cheval et essaye de rejoindre le pont. Pendant cette action, il est mortellement touché au cou.
De cette façon, le cavalier Antoine Fonck du 2e Régiment de Lanciers est devenu le matin du 4 août 1914 vers 10 heures, le premier soldat belge qui meurt pour la Patrie.
Après la Première Guerre mondiale un monument est érigé à Thimister-Clermont où a lieu chaque année, à ce jour encore, une cérémonie commémorative.
Le lendemain, le 5 août, le capitaine commandant Baron de Menten de Horne, le commandant du 4e Escadron tombe lors d'une fusillade à Plainveaux. Il est le premier officier belge qui meurt pendant la Grande Guerre. A cet endroit aussi, un monument fut érigé et une cérémonie est organisée annuellement.
Depuis lors, en souvenir des évènements de ces premiers jours de la guerre la devise du 2e Régiment de Lanciers est:

"MEURS PREMIER COMME DEVANT"

 

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Le 04 août, de grand matin, l'escadron auquel appartenait le Cavalier Fonck reçoit l'ordre de se diriger vers Henri-Chapelle. Vers neuf heures, tout là-bas à l'horizon, au delà des prairies et des champs, l'on aperçoit des masses compactes avançant sur la route de Merckhoff à Visé, ce sont probablement les premières hordes prussiennes, ayant violé notre neutralité.

De la route de Margensault, débouche une estafette de cinq Lanciers belges, dont un officier; on les entoure aussitôt, on les renseigne. La carte à la main, l'oeil nerveusement scrutateur, l'of ficier note les premiers renseignements de la population enthousiaste, tandis que les cavaliers reçoivent, à profusion, bières, cigares et cigarettes. Quelques instants après, ils repartent et on les voit remonter la côte de la nouvelle route de Stockis à Battice au grand galop. La patrouille s'échelonne le long de la route, et bientôt, Fonck, en position de pointe, disparaît aux yeux de ses compagnons, derrière un virage de la chaussée.

Sur le pont enjambant la ligne de chemin de fer, le Cavalier rencontre le directeur du charbonnage de Battice et un mineur venus pour faire sauter le pont. Le Cavalier Fonck insiste pour passer afin d'accomplir sa mission de reconnaissance et poursuit sa progression en direction de Henri-Chapelle. Arrivé à la ferme Bolsée, il s'arrête et s'interroge sur l'identité d'un groupe grisâtre que le fermier lui montre là-bas sur la route. Le fermier rentra chez lui, et Fonck avance encore. Il met pied à terre, attache son cheval à une barrière, prend position avec son fusil et fait feu sur le groupe de cinq ou six soldats ennemis qui arrivent vers lui. Un soldat allemand tombe, et les autres se dispersent.

Fonck remonte à cheval et progresse encore, mais les ennemis qui appartiennent au 53e Régiment des Uhlans, se ressaisissent et reviennent par les prairies, des deux côtés de la route. Les Prussiens ouvrent le feu et la monture de Fonck s'abat sous son Cavalier. Celui-ci parvient à se dégager et entreprend de faire retraite. Il longe le fossé de la route, traverse la chaussée car il pense que le pont est détruit, escalade l'accotement pour franchir la haie. C'est là qu'une balle le frappe à la nuque et il s'écroule face contre terre.

Voilà comment le 04 août 1914, à 10 heures du matin, le Cavalier ANTOINE FONCK, du 2e Régiment de Lanciers, donna sa vie pour le pays, la devise de son Régiment "Meurt premier comme devant" n'aurait pu être mieux illustrée

 

 

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08:17 Écrit par SRPMDB dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Bonjour,

J'ignore qui est mon correspondant et j'espère qui'il répondra à mes questions.
L'on connait le cavalier Fonck par le monument qui lui est érigé à Thimister, mais qui était- il? Quand et où est- il né, que faisaient ses parents, était- il marié, avait- il une profession avant d'être cavalier etc..?

D' avance merci. Y.D.

Écrit par : DEROUAU Yves | 16/07/2011

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Bonjour,

J'ignore qui est mon correspondant et j'espère qui'il répondra à mes questions.
L'on connait le cavalier Fonck par le monument qui lui est érigé à Thimister, mais qui était- il? Quand et où est- il né, que faisaient ses parents, était- il marié, avait- il une profession avant d'être cavalier etc..?

D' avance merci. Y.D.

Écrit par : DEROUAU Yves | 16/07/2011

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Monsieur,
Hormis les infos mentionnées sur notre blog, nous n'en avons pas d'autres dont celles que vous demandez. Sur Google, en tapant "cavalier lancier fonck" par exemple, vous trouverez beaucoup d'infos mais, je pense que l'idéal sera de contacter l'administration communale de Thimister pour sa date de naissance.
Bonne chance dans votre recherche.

Écrit par : Jacques DCK | 19/07/2011

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Monsieur DCK,

Je vous remercie pour la promptitude de votre réponse.
J'ai donc poursuivi mes recherches et ouvert notamment un site que j'avais négligé au premier passage ( lalibre.be/cavalier.fonck).
J'y ai trouvé en quelques lignes les renseignements que je cherchais.
Encore merci Y.D.

Écrit par : DEROUAU Yves. | 24/07/2011

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