27/06/2014

MAI 1940 - TOURNAI (B)-FROIDMONT (B)-BACHY(F)-AUBERS(F) - 2nd Bn Royal Norfolk Regiment

 

 

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Axe TOURNAI (B)-FROIDMONT (B)-BACHY (F)-AUBERT (F)

D'après Résumé et traduction

WAR DIARY - 19 mai au 24 mai 1940 - "2nd Bn Royal Norfolk Regiment"

FROIDMONT (village actuel du Grand Tournai) - 19 mai 1940 - Tôt ce matin, la brigade arriva à FROIDMONT  via Renaix et TOURNAI. Au moment de notre approche, nous avons constaté que cette dernière ville avait subi un bombardement aérien et avait été rapidement détruite. Les véhicules motorisés de la brigade avaient été fréquemment bombardés pendant le trajet et cela causa une importante désorganisation et quelques pertes. Plusieurs officiers, dans le but de maintenir la colonne dans un ordre relatif, donnèrent divers ordres qui eurent comme conséquence que la colonne devint si dispersée que beaucoup de véhicules perdirent leur chemin et ne rejoignirent la brigade que tard dans la soirée. Un des camions de l'officier-adjoint se retrouva même à Lille. Durant l'après-midi, le bataillon fit divers mouvements dans FROIDMONT où les troupes s'installèrent pour une nuit de repos. Le bataillon avait marché environ quinze kilomètres avant que les hommes ne puisent monter dans les véhicules. Il y eut beaucoup de bombardements sur la route vers FROIDMONT. Dans TOURNAI même, régnait un certain degré de confusion à cause du bombardement. Il n'y avait pas de poteaux indicateurs et un grand manque de cartes routières eut comme résultat que beaucoup de véhicules allèrent à Lille et Orchies. Presque toutes les estafettes avaient été mises hors service. Cependant, vers la fin de la journée, tout le bataillon, à quelques exceptions près, était rassemblé à FROIDMONT.

FROIDMONT - 20 mai - Le bataillon fut rassemblé dans un grand bois avec les officiers dans une maison du village. Durant la matinée, le village fut bombardé et ces officiers furent logés dans un chalet dans le bois tandis que l'état-major du bataillon se réfugiait dans un ancien bunker, apparemment, un vestige de la "Grande guerre". Les troupes se reposèrent et furent ravitaillées pendant cette journée. Pendant la matinée, une reconnaissance vers l'Escaut eut lieu et, après la tombée de la nuit, le bataillon prit ses positions. Avant de faire mouvement, c'était juste le moment du thé pour le bataillon, quand soudain, il fut donné l'ordd'arrêter ou tirer sur des villageois qui avaient refusé d'évacuer et qui commençaient à manifester. Pour autant qu'on puisse le constater, l'ordre a été rétabli. Certains civils auraient pu être des Allemands déguisés. Il y eut aussi des tirs d'obus pendant la journée.

FROIDMONT - 21 mai - Il y eut d'intenses bombardements toute la journée. Toute la brigade fut intensément engagée. Les maisons, directement sur la rive de l'Escaut furent fortement bombardées par des tirs de mortiers ; le bataillon eut de nombreuses pertes. L'état-major du bataillon s'installa dans un grand château et ce fut là que l'officier-commandant, le lieutenant-colonel N.P. Charlton, le major F.R. Marshall et le 2nd lieutenant P.S. Buckingham furent tous blessés par un obus de mortier qui tomba sur le porche de ce château. Tous furent évacués. Ensuite, le capitaine F.P. Barclay, porteur de la "Military Cross" - Croix militaire - fut blessé et aussi évacué. L'ennemi continuait à utiliser ses mortiers lourds, son artillerie et les tirs de ses mitrailleuses. Le bataillon rencontra des difficultés pour l'approvisionnement en munitions et l'apport de nourriture.

FROIDMONT - 22 mai - Il y eut des combats rapprochés durant la nuit et, à cause des pertes, l'officier-commandant, le major L.C.D. Ryder décida de placer, dans sa compagnie de réserve, la compagnie "B", commandée par le capitaine G.M. Allen. Cet officier fut blessé et évacué presque immédiatement. Deux fois, pendant la nuit, l'ennemi fit une percée ; l'état-major du bataillon conserva sa position. Dans la soirée, on reçut des ordres de replis sur BACHY (France). Ce secteur avait déjà été occupé par la 6° brigade d'infanterie, il y a quelques mois. Le repli s'effectua avec succès, l'effectif des compagnies diminuant et se rendant au lieu de rendez-vous.

BACHY (F) - 23 mai - Durant la journée, l'officier-commandant et les commandants de compagnie effectuèrent une reconnaissance et les compagnies prirent position approximativement à 11 heures. A l'exception de l'activité aérienne ennemie, la journée fut calme et le bataillon, relevé par les Français vers 20.30 heures et partit vers BETHUNE (F) via AUBERS (F). Le secteur de la brigade était celui de la réserve des B.E.F. - British Expeditionary Force. Le temps avait été beau jusqu'à ce moment mais, à partir de cette soirée, ce fut bientôt la nuit noire avec une brume épaisse et le déplacement des véhicules motorisés fut un cauchemar. Il y avait aussi trop peu de "M.P." - policiers militaires - d'où un grand encombrement routier.

AUBERS (F) - 24 mai - Dans la région d'Aubers, on trouva de terribles scènes de destructions. Parmi les réfugiés, des centaines étaient étendus mourants ; les maisons et les propriétés avaient été détruites de même que le "Mémorial de guerre des troupes indiennes". Quelques heures de repos plus tard, le bataillon reçut l'ordre de prendre position sur le canal BETHUNE-ESTAIRES. Le groupe de reconnaissance reçut de nombreux tirs au lieu-dit "Paradis" ; la reconnaissance ne put être terminée qu'après la tombée du jour. Il n'y avait seulement qu'une carte par bataillon. Ce dernier prit position avec les compagnies "A", "B" et "D" devant et la compagnie "C" en réserve  (...)  (...)     -  

FIN de cet extrait du War Diary .

15:54 Écrit par SRPMDB | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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